CHU de Nantes : quatre préavis de grève dans les services logistiques

Vue aérienne de l'Hôtel-Dieu du CHU de Nantes depuis la tour Bretagne, archive 2012
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Mercredi 14 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Force ouvrière a déposé quatre préavis de grève au CHU de Nantes pour des équipes logistiques : pôle transport, magasin central et services de distribution des sites Hôtel-Dieu et Saint-Jacques. Le syndicat dénonce des équipements vétustes, un manque d’effectifs et des rémunérations jugées insuffisantes. Il ne s’agit pas d’une annonce de fermeture de l’hôpital.

Quels sont les métiers concernés ?

La logistique intervient en permanence derrière les équipes soignantes. Le magasin central prépare des commandes et fournit des produits nécessaires au quotidien. Les agents du transport déplacent du matériel, des chariots ou des livraisons. Ceux de la distribution assurent l’acheminement vers les différents services hospitaliers. Les circuits de déchets et de linge complètent cet ensemble. Une défaillance peut compliquer les opérations d’un établissement sans être directement visible des patients.

Matériel vieillissant et risques physiques

FO décrit des équipements qu’il juge vétustes et parfois dangereux. Les agents répètent des gestes de manutention et déplacent des charges, parfois sur de longues distances. Le syndicat demande du matériel ergonomique et conforme pour prévenir les troubles musculo-squelettiques. Cette revendication pose aussi la question du renouvellement des investissements dans les métiers techniques, moins connus du public mais indispensables au fonctionnement quotidien de l’hôpital.

Pourquoi les effectifs sont contestés

Selon Force ouvrière, les activités progressent tandis que les effectifs disponibles ne suivent pas suffisamment. Les équipes peuvent alors devoir préparer davantage de commandes et assurer plus de rotations avec un temps limité. Ces constats sont ceux du syndicat ; une évaluation précise nécessiterait les données de la direction du CHU sur les effectifs, les remplacements et les volumes traités. Aucun chiffre de sous-effectif n’est inventé ici.

Une revendication sur les carrières et les rémunérations

Le syndicat affirme que certaines grilles indiciaires laissent les agents de nombreuses années avec un traitement de base inférieur au Smic, compensé par une indemnité différentielle. Cela ne signifie pas qu’un employeur public peut légalement verser une rémunération totale inférieure au minimum applicable. La critique porte sur le niveau des grilles, le sentiment de stagnation et le manque de reconnaissance professionnelle, dans un contexte de hausse des prix.

Le futur hôpital ajoute un enjeu d’organisation

Le projet de nouvel hôpital sur l’île de Nantes suppose une chaîne logistique efficace, depuis l’approvisionnement jusqu’à la distribution dans les unités. FO redoute que des difficultés actuelles perdurent dans la nouvelle organisation. L’enjeu ne se limite pas à un conflit de travail ponctuel : il s’agit aussi de savoir comment les métiers techniques accompagneront les transformations du CHU au cours des prochaines années.

Faut-il craindre des rendez-vous annulés ?

Au 14 octobre, les informations vérifiées portent sur les préavis et les revendications. Elles ne suffisent pas à annoncer une interruption des soins ou des annulations de consultations. Les usagers doivent s’en remettre aux messages de l’hôpital concernant leur prise en charge. Pour replacer ces tensions dans leur contexte, IMN avait également évoqué une mobilisation du personnel hospitalier en septembre. Un préavis n’établit ni le nombre de grévistes ni les perturbations réelles.

Sources : Communiqué syndical FO repris le 14 octobre par Actu44 ; informations générales du CHU de Nantes.

Photographie de l’Hôtel-Dieu en 2012 : Adam Bishop / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Photo recadrée ; elle ne montre pas la grève.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.

INFOS MÉDIA NANTES