La Chevrolière : pourquoi les forêts de Loire-Atlantique doivent s’adapter au climat

Chemin dans la forêt de Touffou, en Loire-Atlantique, photographie d'illustration des enjeux de gestion forestière
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Dimanche 11 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Les forêts de Loire-Atlantique font face à des étés plus chauds, à des épisodes de sécheresse et à de nouveaux risques sanitaires. À La Chevrolière, le Centre national de la propriété forestière (CNPF) a présenté les enjeux climatiques pour les boisements locaux. Les sapeurs-pompiers ont également partagé leur expérience de la prévention et de la lutte contre les incendies.

Cette rencontre, relatée le 13 octobre 2026, souligne un enjeu de long terme : adapter les peuplements forestiers sans fragiliser la biodiversité ni aggraver les risques pour les habitants.

Chaleur, sécheresse et maladies : les signaux suivis par les forestiers

Le bilan 2025 de la santé des forêts en Pays de la Loire fait état de plusieurs difficultés. Deux pics de chaleur ont ainsi provoqué, localement, une dégradation de la partie supérieure de certains chênes. Le document signale aussi une progression de maladies affectant notamment les pins et les châtaigniers.

Un exemple régional retient l’attention : la forêt du Gâvre, en Loire-Atlantique, a connu une forte dégradation durant l’été 2025. Les spécialistes évoquent le cumul des sécheresses récentes et de l’engorgement des sols en 2024. Ces observations n’impliquent pas que tous les bois de Loire-Atlantique connaissent la même situation.

Comment adapter la gestion forestière ?

Le CNPF accompagne les propriétaires privés dans la gestion durable de leurs parcelles. Selon les conditions locales, les réponses possibles comprennent le suivi de l’état sanitaire des arbres, la diversité des essences, une régénération adaptée et la limitation des fragilités des peuplements.

Il n’existe pas de solution uniforme. Une essence adaptée à un sol profond peut souffrir ailleurs, notamment sur des terrains peu capables de retenir l’eau. Les choix doivent donc tenir compte de l’exposition, de la nature du sol et de l’évolution possible du climat.

Le risque d’incendie concerne aussi la préparation des secours

Les épisodes chauds et secs renforcent la vigilance sur les départs de feu. Le retour d’expérience présenté par les pompiers rappelle l’importance des accès, de la connaissance des massifs et de l’anticipation des interventions.

Le CNPF a indiqué que les forêts ligériennes avaient été relativement épargnées par les incendies forestiers significatifs durant l’été 2026. En revanche, la chaleur et la sécheresse peuvent produire des effets différés sur la santé des arbres. Cette distinction est essentielle : une forêt peut être fragilisée sans avoir brûlé.

Où s’informer en Loire-Atlantique ?

Les propriétaires forestiers peuvent retrouver les conseils du CNPF Bretagne – Pays de la Loire et consulter les bilans régionaux de santé des forêts. Le dernier document couvre l’année 2025.

Pour les promeneurs, les restrictions liées aux feux de végétation doivent être vérifiées auprès de la préfecture, car elles peuvent changer selon la météo. Les anciennes consignes prises pendant l’été ne sont pas nécessairement toujours en vigueur.

Photo d’illustration : forêt de Touffou, entre Vertou et Le Bignon, en Loire-Atlantique. JMi / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, photographie de 2021 recadrée. L’image ne représente pas la rencontre de La Chevrolière.

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