Moins d’émissions de gaz à effet de serre, davantage d’espaces verts et des cours d’école réaménagées : la Ville de Nantes présente de nouveaux indicateurs de sa transition écologique. Ces chiffres publiés en octobre 2026 permettent de mieux comprendre les actions déjà engagées, mais aussi ce qu’il reste à accomplir.
Ils couvrent des périodes différentes. Il faut donc éviter de présenter les résultats comme une photographie unique de l’année 2026 ou de confondre les chiffres de la Ville avec ceux de Nantes Métropole.
Des émissions en baisse de 8 % entre 2021 et 2024
La collectivité annonce une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre de son territoire entre 2021 et 2024. La consommation d’énergie a, elle, reculé d’environ 6 % sur la même période.
Cette évolution va dans le sens des objectifs climatiques. Toutefois, elle ne suffit pas à établir que les engagements de long terme sont atteints. La baisse devra se poursuivre et être mesurée sur plusieurs années, en tenant compte des différents secteurs émetteurs.
150 îlots de fraîcheur identifiés pour mieux supporter la chaleur
La Ville recense désormais 150 îlots de fraîcheur destinés à aider les habitants pendant les fortes chaleurs. Ce réseau comprend différents lieux susceptibles d’offrir de l’ombre ou une température plus supportable.
En parallèle, 10 hectares ont été végétalisés depuis 2022, selon le bilan municipal. Nantes fixe un objectif de 14 hectares d’ici la fin de 2026. La présence d’arbres et de sols perméables constitue un levier important pour rafraîchir les espaces urbains et mieux absorber les pluies.
Ces aménagements ne sont pas répartis uniformément dans les quartiers. Leur efficacité dépend également de l’entretien, de la taille des arbres et de l’accès effectif des habitants à ces lieux.
Écoles, biodiversité et alimentation : d’autres résultats
Dans les écoles nantaises, 8 819 élèves, soit environ 43 % des effectifs, bénéficient selon la Ville de cours transformées en espaces plus végétalisés et plus agréables à vivre par forte chaleur.
La commune évoque aussi 52 oasis de biodiversité et 48 % d’ingrédients issus de l’agriculture biologique dans la restauration scolaire en 2025. Ces indicateurs touchent directement le quotidien des familles, mais doivent être suivis dans le temps pour mesurer la progression réelle.
Autre exemple : les paysages nourriciers ont permis de produire 17 tonnes sur environ 5 000 m², dans le cadre d’un programme bénéficiant à près de 1 200 foyers.
Comment interpréter ce bilan ?
La multiplication des indicateurs rend les politiques publiques plus lisibles. Elle ne remplace pas pour autant une évaluation indépendante de chaque dispositif, ni la mesure des inégalités entre quartiers.
Les habitants peuvent comparer ce point municipal au rapport de développement durable de Nantes Métropole, déjà analysé par Infos Média Nantes, qui porte sur un périmètre plus large.
Pour consulter les précisions de méthode et les autres chiffres, voir le bilan détaillé publié par Nantes Métropole au nom de la Ville.
Photo d’illustration : le Jardin des Plantes de Nantes, vue d’archive de 2022. Chabe01 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, photographie recadrée. Ce visuel ne représente pas l’un des nouveaux aménagements cités.
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