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La vague de chaleur de fin juin a provoqué un afflux massif d’animaux sauvages en détresse à Nantes. En une semaine, près de 300 animaux blessés ou affaiblis ont été pris en charge par le Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes.
Installé au nord de Nantes, sur le campus de l’école vétérinaire Oniris, le centre accueille chaque année plusieurs milliers d’animaux sauvages. Son objectif reste le même : soigner les individus en difficulté, puis les relâcher dans leur milieu naturel lorsque leur état le permet.
Un centre en forte tension pendant l’été
La période estivale est toujours très chargée pour le CVFSE. Entre la mi-mai et la mi-août, les arrivées augmentent fortement, notamment avec les jeunes oiseaux tombés des nids ou des toitures.
Mais la canicule a amplifié brutalement le phénomène. Pendant l’épisode de fortes chaleurs de fin juin, le centre a reçu entre 30 et 80 animaux par jour. La très grande majorité étaient des oiseaux.
Selon Olivier Lambert, docteur en écologie et directeur du centre, cette hausse met les équipes dans une situation critique. Le risque d’une limitation temporaire des accueils est désormais évoqué si le rythme des arrivées ne ralentit pas.
Les oiseaux particulièrement touchés
Les oiseaux représentent la majorité des prises en charge au centre nantais. En période de chaleur extrême, les jeunes individus sont particulièrement vulnérables.
Sous les toits, les températures peuvent grimper très vite. Les oisillons cherchent alors à fuir la chaleur et tombent au sol. Beaucoup ne peuvent pas repartir seuls. D’autres arrivent déshydratés, épuisés ou blessés.
Les martinets noirs font partie des espèces les plus exposées. La LPO Loire-Atlantique a également signalé un nombre alarmant de chutes de nids après la canicule de juin 2026.
Un rôle essentiel pour la faune sauvage locale
Le Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes recueille des animaux venus principalement des Pays de la Loire et de Bretagne. Les oiseaux y sont très majoritaires, devant les mammifères, les reptiles et les amphibiens.
Chaque année, le centre soigne environ 2 000 à 2 500 animaux sauvages, selon les données publiques disponibles. Nantes Métropole évoque près de 2 500 prises en charge annuelles.
Au-delà des soins, le CVFSE mène aussi des actions de formation, de sensibilisation et de surveillance des maladies de la faune sauvage. Ces missions prennent une importance croissante avec la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.
La canicule, un danger grandissant pour la faune
Les fortes chaleurs ne touchent pas seulement les personnes fragiles. Elles affectent aussi les animaux sauvages, en particulier les oiseaux, les hérissons, les petits mammifères et les jeunes individus.
La LPO rappelle que les épisodes de canicule représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Le manque d’eau, l’absence d’ombre, la chaleur des sols et les températures élevées sous les toitures aggravent les risques.
Dans les villes, ces difficultés sont renforcées par la minéralisation des espaces, les surfaces brûlantes et la rareté des zones fraîches accessibles aux animaux.
Que faire si l’on trouve un animal en détresse ?
Face à un animal sauvage blessé, affaibli ou tombé du nid, il faut éviter les gestes précipités. Le CVFSE recommande d’abord de limiter le stress de l’animal et de le manipuler avec prudence.
Si une prise en charge est nécessaire, il est conseillé d’utiliser des gants, de recouvrir l’animal avec un tissu, puis de le placer délicatement dans un carton fermé et aéré. Le carton doit ensuite être conservé dans un endroit calme, sans nourriture ni eau imposée.
Il est ensuite indispensable de contacter un centre spécialisé avant tout déplacement. Les informations pratiques sont disponibles sur le site du Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes de Nantes.
Des gestes simples pour limiter les risques
En période de canicule, quelques gestes peuvent aider la petite faune. La LPO conseille notamment de mettre à disposition de l’eau propre dans des récipients peu profonds, placés à l’ombre et nettoyés régulièrement.
Il est aussi utile de préserver des zones végétalisées, de maintenir des haies, de limiter les tailles en période de nidification et d’éviter les interventions qui pourraient détruire des abris naturels.
Ces gestes ne remplacent pas l’intervention des centres spécialisés lorsque l’animal est blessé. Ils permettent toutefois de réduire une partie des risques pendant les périodes de chaleur intense.
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