Fête du jour
Chargement…
Citation du jour
Chargement…
Événement du jour
Chargement…
Dix-huit mois après l’annonce d’un plan d’économies très contesté, Christelle Morançais présente le bilan financier de la Région Pays de la Loire comme une validation de sa stratégie budgétaire. La présidente du Conseil régional met en avant une amélioration des comptes, un maintien de l’investissement et l’absence de hausse fiscale régionale.
Le sujet reste politique. Le budget 2025 avait provoqué de fortes réactions, notamment dans les secteurs associatif, culturel, sportif et solidaire. L’exécutif régional assume aujourd’hui une ligne de gestion centrée sur la baisse des dépenses de fonctionnement et le maintien des priorités d’investissement.
Un plan d’économies présenté comme un choix assumé
Lors de la session du Conseil régional, Christelle Morançais a replacé cette politique dans un contexte national dégradé. Elle a défendu des arbitrages qu’elle qualifie de « choix politiques », « forts » et « courageux ».
La présidente de Région a notamment déclaré : « Nous avons refusé de subir, nous avons refusé l’immobilisme ». Elle a aussi dénoncé les critiques et les menaces reçues par sa majorité depuis le vote du budget.
L’effort d’économies annoncé porte sur les dépenses de fonctionnement. La Région avait adopté, en décembre 2024, un budget primitif 2025 prévoyant 100 millions d’euros d’économies, avec un recentrage sur ses compétences prioritaires. Selon les éléments communiqués par la collectivité, 82 millions d’euros d’économies sur le fonctionnement ont été tenus dès 2025.
La capacité de désendettement mise en avant
Christelle Morançais insiste sur un indicateur central : la capacité de désendettement. Selon la Région, elle serait passée de 8,7 années fin 2024 à 6,8 années fin 2025. Cela représente près de deux années d’amélioration en un exercice.
Devant les élus, la présidente a résumé cette évolution par une formule directe : « En l’espace d’un an, nous avons amélioré de deux années les capacités de désendettement de notre région ». Elle présente ce résultat comme un marqueur de redressement financier.
Le compte financier unique permet de mesurer l’exécution réelle du budget. Il constitue donc un document clé pour apprécier l’écart entre les engagements votés et les résultats constatés.
Des investissements maintenus malgré les économies
L’exécutif régional affirme aussi avoir conservé un niveau d’investissement élevé. Pour 2025, le budget primitif prévoyait un effort d’investissement de 517,1 millions d’euros, soit 10 millions d’euros de plus qu’en 2024.
Selon les chiffres mis en avant par la Région, les investissements auraient ensuite progressé de 6 % en 2025. Dans le même temps, les investissements des autres régions auraient reculé, selon les comparaisons citées par la collectivité.
Christelle Morançais défend donc une ligne budgétaire fondée sur un double objectif : réduire les dépenses courantes et préserver la capacité d’action régionale. Elle a résumé cette position ainsi : « Nous l’avons fait sans renoncer à investir, au contraire ».
Une absence de hausse fiscale revendiquée
Autre point mis en avant : la Région affirme ne pas avoir augmenté la fiscalité régionale en 2025. Christelle Morançais oppose ce choix à celui d’autres régions métropolitaines, dont plusieurs ont augmenté la taxe sur les cartes grises.
Dans son message publié sur les réseaux sociaux, elle affirme que la Région a amélioré ses comptes « sans augmenter d’un seul euro nos impôts ». Cette phrase prolonge l’argument politique développé devant l’assemblée régionale.
La présidente critique plus largement une gestion publique fondée, selon elle, sur la hausse permanente des prélèvements. Elle estime que la Région a choisi une autre méthode : revoir ses dépenses, arbitrer ses priorités et conserver une marge d’investissement.
Un débat régional qui reste ouvert
Le bilan financier ne ferme pas le débat politique. Les coupes budgétaires annoncées en 2024 avaient suscité de fortes mobilisations. Plusieurs secteurs avaient alerté sur les conséquences possibles pour les projets locaux, les associations et les acteurs culturels.
La majorité régionale défend désormais des résultats financiers. Ses opposants peuvent, de leur côté, interroger les effets concrets des économies sur les politiques publiques. Le débat porte donc autant sur les comptes que sur les priorités données à l’action régionale.
À Nantes, cette séquence budgétaire confirme une ligne politique assumée par Christelle Morançais. Elle place la maîtrise des dépenses au centre de son bilan, tout en revendiquant la poursuite des investissements régionaux.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.



