Trois décennies après sa création à Saint-Viaud, dans le sud de la Loire-Atlantique, Armitec poursuit son développement industriel. Le 8 octobre 2026, l’entreprise a réuni anciens salariés, partenaires, dirigeants, élus et clients pour célébrer ses 30 ans d’activité. Ce rendez-vous met en lumière un parcours passé d’un petit atelier de mécanique à une société intervenant dans l’industrie, le naval, les énergies et le nucléaire.
D’un atelier de trois personnes à une entreprise industrielle diversifiée
L’histoire commence en 1996 avec Jean-Louis Mellerin, fondateur d’Armitec. L’activité démarre dans un atelier de 400 m², avec trois personnes. En 2001, l’entreprise fait construire un nouvel atelier de 1 500 m² à Saint-Viaud, où l’effectif atteint alors neuf salariés.
Au fil des années, l’outil industriel se renforce. L’entreprise crée un bureau d’études, investit dans des machines de production et développe son activité de chaudronnerie. La découpe laser, le pliage et la fabrication de pièces métalliques s’ajoutent progressivement aux opérations de mécanique et de maintenance.
Entre 2019 et 2023, Armitec se positionne davantage dans les secteurs naval, énergétique et nucléaire. Le groupe JTI reprend l’entreprise en janvier 2023, avant de poursuivre les investissements et la modernisation des installations.
Pourquoi le nucléaire représente un axe de développement
En mars 2024, Armitec inaugure un bâtiment dédié au nucléaire à Beaumont-en-Véron, en Indre-et-Loire, aux portes de la centrale de Chinon. La société explique y réaliser des pièces de réparation, des ensembles mécano-soudés, des éléments de tôlerie, ainsi que des prestations de maintenance et d’usinage.
Ces missions répondent à des exigences industrielles élevées. Les pièces doivent respecter des tolérances précises, faire l’objet de contrôles documentés et s’inscrire dans des procédures de qualité et de sécurité. Armitec met notamment en avant les certifications ISO 9001 et ISO 45001, ainsi qu’une certification liée aux interventions dans les installations nucléaires.
Le site de Beaumont-en-Véron a encore été agrandi en 2025, confirmant la place prise par cette activité dans la stratégie du groupe.
Des savoir-faire utiles à plusieurs filières
Le métier d’Armitec consiste à transformer, adapter ou réparer des ensembles métalliques destinés à différents environnements industriels. Une même expertise de chaudronnerie peut servir à un équipement naval, une installation énergétique ou une machine de production. Les contraintes techniques, les normes et les contrôles varient ensuite selon l’usage.
Cette diversification peut contribuer à répartir l’activité entre plusieurs marchés. Elle permet également de développer les compétences dans les métiers de la maintenance, de l’usinage, de la soudure et de la préparation technique.
Une célébration qui rassemble les acteurs du territoire
Lors de la rencontre du 8 octobre à Saint-Viaud, Armitec indique avoir accueilli environ 110 personnes, représentant notamment une cinquantaine d’entreprises. Des clients venus du bassin nazairien et de Chinon étaient présents, aux côtés des fondateurs et de salariés ayant participé à son histoire.
L’événement illustre les liens entre l’entreprise et un écosystème industriel régional qui comprend la métallurgie, les chantiers navals, les sous-traitants et les métiers de l’énergie. Pour Saint-Viaud et le territoire du Sud Estuaire, cette continuité industrielle représente aussi des emplois et des compétences techniques ancrés localement.
Trente ans après sa création, Armitec poursuit ainsi une trajectoire fondée sur le renouvellement de ses équipements et l’adaptation de ses métiers aux besoins des industriels.
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