Nantes : « La Nuit je mens » explore 40 ans de photographie à l’artothèque

Photographies exposées dans une galerie nantaise, illustration d'une exposition consacrée à l'image
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Mercredi 14 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Quarante ans après la création de l’artothèque des Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire, une exposition revient sur les images qui ont enrichi cette collection. « La Nuit je mens », présentée à la galerie Open School jusqu’au 7 novembre 2026, réunit des œuvres photographiques de l’artothèque et du Ring – Musée d’arts de Nantes. Corps, villes, paysages et objets composent un parcours volontiers étrange, entre mémoire des images et visions du réel.

Une plongée dans les collections photographiques nantaises

L’événement marque deux anniversaires : les 40 ans de l’artothèque et le bicentenaire de la photographie. Pour l’occasion, l’École des beaux-arts invite le Musée d’arts de Nantes et le Centre Claude Cahun à concevoir un commissariat collectif. Le choix des photographies porte sur des acquisitions effectuées de 1986 à nos jours, avec une attention particulière à la diversité des regards artistiques.

Le titre emprunte son nom à une chanson d’Alain Bashung. Il sert de fil conducteur à une sélection où le regard se heurte parfois à l’ambiguïté des scènes, à des mises en scène insolites ou à des perceptions troublées de l’espace.

Des artistes et des écritures photographiques très différents

La liste des artistes exposés réunit notamment Hicham Benohoud, Hannah Collins, Rebecca Horn, Barbara Kruger, Franck Gérard, Camille Hervouet, Olivier Martin et Angèle Etoundi Essamba. Les pratiques représentées ne se réduisent pas à la photographie documentaire : certains travaux interrogent le corps, les objets, la fiction ou le rapport entre l’image et sa mise en scène.

La sélection résulte du travail de trois commissaires : Marie Dupas pour le Musée d’arts, Émilie Houssa pour le Centre Claude Cahun et Mai Tran pour l’artothèque. Le dialogue entre ces institutions éclaire la manière dont les collections publiques conservent et transmettent des œuvres.

Une artothèque, à quoi ça sert ?

Contrairement à une collection qui ne serait accessible qu’en exposition, une artothèque fonctionne généralement sur un principe de prêt d’œuvres. Ce modèle permet à des particuliers ou des structures d’accueillir de véritables créations pour une durée déterminée. L’art devient ainsi un élément du quotidien et non uniquement un objet à contempler lors d’une sortie au musée.

L’exposition rappelle cependant que certaines œuvres, surtout photographiques, sont fragiles. Une partie des acquisitions de l’artothèque Le Ring a rejoint les réserves du Musée d’arts en 2011 et 2018 afin de mieux préserver ces pièces. Leur présence dans ce parcours rend visible ce travail de conservation parfois méconnu.

Une exposition en plusieurs temps pendant les vacances

« La Nuit je mens » est accessible à la galerie Open School de l’École des beaux-arts, 2 allée Frida-Kahlo, sur l’île de Nantes. L’établissement annonce une ouverture du mercredi au samedi de 14 h à 18 h. Attention : l’exposition est annoncée fermée du 26 au 31 octobre 2026. Les visiteurs doivent tenir compte de cette interruption avant de se déplacer, notamment pendant la seconde semaine des vacances de la Toussaint.

Les informations détaillées et les éventuelles visites de groupe sont disponibles sur la page de l’exposition des Beaux-Arts de Nantes. Pour les renseignements collectifs, le contact annoncé est expositions@beauxartsnantes.fr.

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