Piscine Alexandre-Braud : deux dates de réouverture affichées par la COMPA

Pataugeoire jouxtant la piscine Alexandre-Braud à Saint-Mars-la-Jaille, avant les travaux de réhabilitation
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Mercredi 14 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


La piscine Alexandre-Braud, à Saint-Mars-la-Jaille, reste fermée pour réhabilitation. Les habitants attendent la réouverture de cet équipement historique de Vallons-de-l’Erdre. Mais deux pages de la Communauté de communes du Pays d’Ancenis (COMPA) affichent encore des calendriers différents : le second semestre 2026 sur la fiche pratique et le printemps 2027 sur le dossier du projet.

Pourquoi deux dates différentes sont-elles affichées ?

Au 14 octobre 2026, la page « Piscine de plein air Alexandre Braud » signale toujours une fermeture pour travaux et une réouverture prévisionnelle au second semestre 2026. Pourtant, la page dédiée à la réhabilitation indique une réouverture prévue au printemps 2027.

Les deux informations proviennent du même organisme public. Elles ne permettent pas de déterminer avec certitude la date actuellement retenue. Le public doit donc considérer ces échéances comme provisoires dans l’attente d’une clarification officielle. Aucune durée de retard précise n’est confirmée par ces deux pages.

Une piscine de 1955 classée pour son intérêt patrimonial

Inaugurée le 3 juillet 1955, la piscine Alexandre-Braud compte parmi les premières piscines à ciel ouvert de Loire-Atlantique. L’architecte André Pineau avait conçu un équipement mêlant grand bassin, bassin-école, pataugeoire et bâtiments aux lignes remarquables.

Les mosaïques bleues, les inscriptions anciennes sur les vestiaires et la terrasse-bar en rotonde participent à l’identité du site. Cet ensemble est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2016. Il a aussi été retenu dans le cadre du Loto du patrimoine en 2024.

Quels travaux sont réalisés ?

La réhabilitation prévoit la modernisation des systèmes de filtration, de chauffage et de production d’eau chaude. Elle doit également améliorer l’accessibilité, la sécurité et les conditions d’hygiène.

Dans les bâtiments, les vestiaires et sanitaires sont réaménagés, avec la création de deux vestiaires collectifs supplémentaires pour les scolaires. À l’extérieur, le programme comprend la rénovation des plages et plongeoirs et la mise en place de jeux d’eau destinés aux familles. Les travaux doivent préserver les éléments architecturaux caractéristiques, notamment les mosaïques.

La COMPA annonce désormais un coût total d’opération de 3,3 millions d’euros hors taxes. Le financement associe la communauté de communes, la Région des Pays de la Loire, la Fondation du patrimoine, le Département et l’État.

Adresse et renseignements pratiques

  • Adresse : piscine Alexandre-Braud, 2 avenue Alexandre-Braud, Saint-Mars-la-Jaille, 44540 Vallons-de-l’Erdre.
  • Situation : fermée pour travaux au 14 octobre 2026.
  • Téléphone : 02 40 97 00 70.
  • Courriel : accueil.espacesaquatiques@pays-ancenis.com.

Pour consulter les informations publiées, voir la fiche pratique de la piscine et le dossier officiel du chantier.

Pourquoi cette piscine a-t-elle une valeur historique particulière ?

À première vue, Alexandre-Braud est une piscine découverte installée dans un cadre verdoyant. Mais son histoire raconte aussi l’évolution du territoire. L’équipement a été inauguré le 3 juillet 1955, alors que les piscines accessibles au grand public étaient encore peu nombreuses dans le Pays d’Ancenis.

Son initiative revient à Alexandre Braud, ancien maire de Saint-Mars-la-Jaille et dirigeant de l’entreprise familiale qui a participé au développement industriel local. L’architecte nantais André Pineau avait dessiné le projet dès 1952. À l’époque, il s’agissait d’offrir à la population un lieu pour apprendre à nager, se rencontrer et pratiquer une activité sportive pendant les beaux jours.

Le site comportait un grand bassin de 25 mètres, un bassin-école, une pataugeoire destinée aux enfants, trois plongeoirs et une terrasse-bar en rotonde. Les mosaïques bleues des bassins et certaines inscriptions des vestiaires faisaient partie de son identité.

Cette architecture, associée à l’insertion dans un jardin paysager, a contribué à l’inscription du site au titre des monuments historiques en 2016. L’inscription protège son intérêt patrimonial ; elle ne signifie pas que chaque pièce doit rester figée sans aucune possibilité d’adaptation.

Quelles améliorations les usagers pourront-ils attendre ?

Le chantier vise d’abord à répondre aux exigences actuelles d’hygiène, de sécurité et d’accessibilité. Les zones de vestiaires et les sanitaires doivent être réorganisés afin d’améliorer les conditions d’accueil des baigneurs, des familles et des groupes scolaires.

Deux vestiaires collectifs supplémentaires sont prévus pour les scolaires. Le programme évoque également des transformations des plages, de la pataugeoire, du fonctionnement des installations techniques et des espaces ludiques. Les travaux doivent préserver les éléments architecturaux remarquables : il ne s’agit donc pas de construire une piscine neuve à la place de l’ancienne.

Pour les personnes en situation de handicap ou ayant des difficultés à se déplacer, la mise aux normes d’accessibilité figure parmi les objectifs affichés. Les équipements exacts disponibles à la réouverture devront cependant être vérifiés une fois les travaux achevés.

Un chantier de 3,3 millions d’euros : qui le finance ?

La Communauté de communes du Pays d’Ancenis annonce un coût global de 3,3 millions d’euros hors taxes. La fiche publique présente plusieurs partenaires et montants :

  • COMPA : 942 280 € hors taxes d’autofinancement.
  • Région des Pays de la Loire : 1 506 900 € hors taxes, au titre du Contrat Pays de la Loire 2026.
  • Fondation du patrimoine : 340 000 € grâce à la Mission Patrimoine et au Loto du patrimoine.
  • Département de Loire-Atlantique : 314 090 € hors taxes.
  • État : 200 000 € hors taxes par la Dotation d’équipement des territoires ruraux 2024.

Ces chiffres donnent une idée de la mobilisation financière nécessaire pour restaurer un équipement sportif ancien. Les financements publics et patrimoniaux reflètent à la fois son usage quotidien et l’intérêt de conserver un témoignage de l’architecture des années 1950.

Pourquoi les échéances annoncées ne coïncident-elles pas ?

Les deux pages officielles ne semblent pas avoir été actualisées au même moment. La fiche pratique, mise à jour en décembre 2024, continue d’annoncer une réouverture au second semestre 2026. Le dossier de réhabilitation, dont la dernière mise à jour affichée date de novembre 2025, évoque plutôt le printemps 2027.

Il est donc plausible que la seconde page intègre des ajustements du calendrier intervenus entre-temps. Mais la COMPA n’y explique pas précisément les raisons du décalage, et aucun nouveau planning complet n’a été obtenu pour octobre 2026. Il serait trompeur de transformer cette différence de dates en un retard officiel chiffré de onze mois.

Le document détaillé indique aussi un début de chantier en 2025 et une durée estimée de douze à quatorze mois. Ces données prévisionnelles ne remplacent pas l’annonce d’une réception des travaux ou la publication des horaires de la prochaine saison. La date de réouverture doit donc rester à confirmer.

Quels usages ont été interrompus pendant la fermeture ?

Avant le chantier, la piscine accueillait notamment des scolaires pour l’apprentissage de la natation, le club nautique local, des centres de loisirs et les familles en période estivale. La Fondation du patrimoine évoque environ 10 000 entrées grand public par saison dans son dossier de présentation.

La fermeture a donc des conséquences qui dépassent le seul loisir estival. Pour les écoles et les associations, les activités aquatiques doivent être adaptées ou organisées sur d’autres équipements pendant l’indisponibilité du site. Cela ne signifie pas qu’un bassin de remplacement précis ait été attribué à chaque groupe : ces solutions relèvent des organisateurs et de la collectivité.

Où demander la date de réouverture la plus récente ?

La piscine est gérée par la Communauté de communes du Pays d’Ancenis. Les habitants peuvent consulter le dossier du chantier, mais aussi la fiche de la piscine. Pour une demande directe, le pôle Animations et solidarités de la COMPA est joignable au 02 40 96 31 89.

Pour découvrir l’histoire de ce lieu, l’article patrimonial de la COMPA revient sur la construction de 1955 et les autres piscines du territoire.

Sources : Communauté de communes du Pays d’Ancenis, Ville de Vallons-de-l’Erdre, Fondation du patrimoine. Photo : pataugeoire jouxtant la piscine Alexandre-Braud, Biriwiki / Wikimedia Commons, CC0, 2024 (image d’archives recadrée).

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