Le tribunal administratif de Nantes a condamné l’État à verser 1 200 euros à la mère d’un collégien vendéen ayant perdu 239 heures d’enseignement au cours de l’année scolaire 2021-2022. La décision rendue publique le 12 octobre 2026 relance la question du remplacement des professeurs absents et du droit effectif des élèves à recevoir les enseignements prévus.
239 heures de cours non assurées : que s’est-il passé ?
Selon le compte rendu de la décision publié par la presse régionale, l’élève a accumulé 239 heures d’enseignement non dispensées pendant une seule année scolaire. Les absences de professeurs, lorsqu’elles ne sont pas compensées, peuvent provoquer des lacunes durables, en particulier dans les matières où les notions s’enchaînent.
Cette situation a conduit sa famille à demander réparation au titre d’un défaut de continuité de l’enseignement. Le jugement porte sur un cas individuel précis : il ne signifie pas que toute heure de cours non remplacée ouvre automatiquement droit à un montant fixe.
Pourquoi la responsabilité de l’État peut-elle être engagée ?
Le service public de l’Éducation nationale doit organiser les enseignements prévus par les programmes et assurer, dans la mesure de ses obligations, la continuité du service. En cas d’absences nombreuses non remplacées, les familles peuvent invoquer un préjudice résultant de la privation d’enseignement.
Les juridictions apprécient les circonstances : volume des heures perdues, durée de la situation, organisation des remplacements et préjudice démontré. Le montant de 1 200 euros correspond à ce dossier ; il n’existe pas de barème unique applicable à tous les élèves.
Que peuvent faire les parents confrontés à des absences répétées ?
Une première démarche consiste à se rapprocher du chef d’établissement pour obtenir les informations sur les remplacements, les heures perdues et les solutions prévues. Il est utile de conserver les communications du collège, l’emploi du temps, les courriers et les éventuels échanges avec les services académiques.
Les familles peuvent ensuite saisir la direction des services départementaux de l’Éducation nationale ou le rectorat. Avant une éventuelle procédure, une demande écrite motivée et une consultation juridique peuvent aider à établir les faits et à identifier la voie adaptée. Les délais de recours et les preuves exigées dépendent du type de démarche.
Une question plus large sur la continuité pédagogique
L’affaire pose un problème récurrent dans l’enseignement secondaire : comment remplacer rapidement les professeurs tout en maintenant la qualité et la progression des apprentissages ? Les solutions ponctuelles ne compensent pas toujours une absence longue ou répétée.
Les informations officielles sur les démarches sont accessibles sur Service-Public.fr, rubrique Éducation. Pour le suivi des procédures judiciaires administratives, consulter le tribunal administratif de Nantes. L’article est fondé sur le compte rendu publié le 12 octobre ; la décision intégrale doit être examinée pour toute citation juridique précise.
Photo : façade du tribunal administratif de Nantes (hôtel Deurbroucq), Pymouss / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0, photo recadrée.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




