Plusieurs magasins de Loire-Atlantique figurent parmi les victimes d’une cyberattaque d’ampleur nationale survenue dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026. La cible ne serait pas le système de caisse, mais des dispositifs de pilotage des réfrigérateurs et congélateurs. Le dérèglement des températures a contraint des enseignes à retirer des produits alimentaires.
Quels magasins de Loire-Atlantique sont concernés ?
Selon les informations recueillies lundi par Ouest-France et ICI Loire Océan, l’hypermarché Leclerc Atlantis, à Saint-Herblain, a été touché, tout comme les magasins U de Saint-Sébastien-sur-Loire, Vallet et Saint-Herblain. Le Leclerc de Saint-Brevin-les-Pins figure également parmi les points de vente signalant des perturbations de leurs équipements frigorifiques.
À Atlantis, les surgelés étaient indiqués comme indisponibles pour le service Drive pour une durée encore indéterminée. À Saint-Brevin, un retour à la normale du rayon frais était envisagé au plus tôt mardi 13 octobre. Ces informations reflètent la situation rapportée le 12 octobre : les stocks et horaires de reprise devront être revérifiés magasin par magasin.
Que s’est-il passé dans les équipements frigorifiques ?
Les premières constatations décrivent le détournement du système de régulation et de dégivrage de certains appareils du fabricant danois Danfoss. Les attaquants auraient pu activer à distance un mode de dégivrage prolongé et faire grimper la consigne jusqu’à 50 °C. Un congélateur ainsi manipulé perd sa fonction de conservation, parfois pendant plusieurs heures.
Cet incident illustre le risque associé aux équipements techniques connectés : même si les caisses et les ordinateurs d’un commerce fonctionnent, les installations pilotables à distance peuvent être vulnérables. L’origine exacte de chaque intrusion reste à établir par l’enquête.
Pourquoi les commerçants doivent-ils jeter les denrées ?
La chaîne du froid est essentielle à la sécurité alimentaire. Lorsque la température n’est plus maîtrisée, certains produits doivent être écartés et ne peuvent pas simplement être recongelés. Plusieurs enseignes nationales ont signalé des pertes importantes. Le montant exact du préjudice en Loire-Atlantique n’était pas consolidé ce lundi.
L’Office anti-cybercriminalité a été saisi d’une enquête. Au moment des premières annonces, aucun responsable de l’attaque n’avait été identifié publiquement. Il serait donc prématuré d’attribuer l’opération à un pays ou à un groupe déterminé.
Que faire si l’on doit faire ses courses ?
Il est conseillé de vérifier les disponibilités sur le site ou l’application Drive du magasin avant un retrait de commande, particulièrement pour les produits frais ou surgelés. À Atlantis, le site officiel du magasin indique les coordonnées et horaires habituels, mais ne constitue pas une garantie sur les produits actuellement disponibles. Pour toute question de qualité d’un produit déjà acheté, contactez le service client du point de vente.
Cette cyberattaque donne aussi une dimension locale aux enjeux de mise à jour des logiciels industriels et de contrôle des accès à distance. Les mesures correctives et les constats techniques devront être établis par les exploitants et l’enquête judiciaire.
Photo d’archives : centre commercial Atlantis et hypermarché E.Leclerc à Saint-Herblain, Kalepom / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, photo recadrée. La photo ne représente pas les dommages du 12 octobre.
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