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Le CHU de Nantes annonce une avancée importante dans l’imagerie des cancers digestifs. L’établissement expérimente une technique qui pourrait permettre à certains patients de réaliser deux examens en une seule venue à l’hôpital.
Cette innovation est étudiée dans le cadre de l’essai clinique Elmira. Le premier patient a été inclus en février 2026. Selon le CHU, il s’agit d’une première mondiale.
L’étude concerne des patients atteints de cancers digestifs, dont le cancer du foie et certaines tumeurs du tube digestif ou du pancréas. Ces pathologies nécessitent souvent une imagerie précise pour mieux caractériser la maladie et adapter la prise en charge.
Deux examens réunis dans une seule séance
Aujourd’hui, les patients doivent généralement se rendre deux fois dans le service de médecine nucléaire. Chaque rendez-vous permet de réaliser une tomographie par émission de positons, aussi appelée TEP, avec un traceur différent.
Lors de cet examen, un radiopharmaceutique est injecté par perfusion. Il permet d’observer le fonctionnement des organes et l’activité de certaines cellules. Le scanner apporte, lui, une image anatomique plus précise.
Avec Elmira, le CHU de Nantes cherche à démontrer qu’il est possible d’injecter deux traceurs au même moment, puis de reconstruire des images fiables à partir d’un seul examen. Cette approche est appelée TEP multiplexe.
Un bénéfice concret pour les patients
L’enjeu est d’abord humain. Les personnes atteintes d’un cancer enchaînent souvent les consultations, les traitements et les examens. Réduire le nombre de déplacements peut donc alléger un parcours déjà éprouvant.
Le CHU de Nantes souligne aussi l’intérêt médical d’un diagnostic plus rapide. Une seule séance pourrait limiter l’attente entre deux examens et donner plus vite aux équipes des informations complémentaires.
Cette évolution reste toutefois au stade de la recherche clinique. Les premières données sont jugées encourageantes par l’établissement, mais l’étude doit encore confirmer la faisabilité et la robustesse de la méthode.
Une recherche portée par le programme OPERANDI
Elmira s’inscrit dans le projet de recherche hospitalo-universitaire OPERANDI, coordonné par l’AP-HP. Ce programme vise à renforcer le rôle de l’imagerie dans la prise en charge de certains cancers digestifs.
Le CHU de Nantes coordonne trois essais cliniques dans ce cadre : Elmira, Himiko et Elegance. Leur objectif commun est de mieux comprendre les tumeurs, d’affiner les diagnostics et, à terme, d’aider au choix des traitements.
L’innovation a été conçue et développée par l’équipe de recherche de physique médicale du service de médecine nucléaire du CHU de Nantes.
Une piste prometteuse, mais encore à valider
Au total, 28 patients doivent participer à l’étude Elmira. Si la preuve de concept est confirmée, cette technique pourrait ouvrir la voie à une imagerie oncologique plus intégrée et plus personnalisée.
Pour Nantes, cette première mondiale confirme aussi la place du CHU dans la recherche en cancérologie digestive. L’avancée reste expérimentale, mais elle illustre une tendance forte : chercher des diagnostics plus précis tout en réduisant la charge imposée aux patients.
Plus d’informations sont disponibles sur le site du CHU de Nantes.
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