Entre la Loire-Atlantique et l’Espagne, l’autoroute de la mer pourrait bientôt renaître

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Abandonnée en 2014, la liaison maritime entre Montoir-de-Bretagne et le port espagnol de Gijón reste au centre des discussions. Les autorités portuaires françaises et espagnoles plaident pour une relance de cette ligne mixte, pensée pour le fret et les passagers.

Dix ans après la fin de l’exploitation de l’ancienne ligne ro-pax reliant le port de Nantes Saint-Nazaire à celui de Gijón, le projet d’« autoroute de la mer » refait régulièrement surface. À l’époque, la liaison permettait le transport de camions, de remorques non accompagnées et de passagers, offrant une alternative maritime aux grands axes routiers traversant les Pyrénées.

Exploitée entre 2010 et 2014 par LD Armateurs, la ligne avait été stoppée en raison de difficultés économiques et techniques. La modernisation du navire, basé en Corée, s’était révélée coûteuse, tandis que la rentabilité du modèle restait insuffisante pour assurer une exploitation durable.

Un projet jamais totalement abandonné

Après l’arrêt de la ligne, plusieurs tentatives de relance ont été évoquées, notamment en 2016 avec l’intérêt de la société espagnole Riva. Ces discussions n’avaient pas abouti, mais les échanges entre les acteurs portuaires n’ont jamais réellement cessé.

Côté français comme côté espagnol, les ports restent convaincus du potentiel stratégique de cette liaison courte sur l’Atlantique. Elle s’inscrit dans une logique de continuité logistique entre l’Europe du Nord et la péninsule ibérique, en complément des flux routiers et ferroviaires existants.

Un contexte logistique et climatique plus favorable

En 2025, plusieurs facteurs redonnent du poids à l’hypothèse d’une relance. La saturation des axes routiers, la hausse du coût des carburants et les objectifs européens de réduction des émissions de CO₂ renforcent l’intérêt du report modal vers la mer.

Les infrastructures du terminal de Montoir-de-Bretagne constituent un atout majeur. Le site est déjà connecté à des lignes maritimes vers Vigo, Tanger et Zeebrugge, ce qui facilite l’intégration d’une nouvelle liaison régulière vers le nord de l’Espagne.

Le futur service pourrait accueillir des camions accompagnés, des remorques non accompagnées, mais aussi des passagers, un volet aujourd’hui absent des lignes existantes au départ du port ligérien.

Un enjeu économique et environnemental

Pour les transporteurs, ce type de liaison représente un gain de sécurité et une meilleure prévisibilité des temps de parcours. Pour les ports, il s’agit d’un levier de développement et d’un symbole de coopération franco-espagnole sur la façade atlantique.

Les autorités portuaires espèrent également bénéficier de soutiens européens dans le cadre des programmes Motorways of the Sea, destinés à encourager le transport maritime courte distance au détriment de la route.

À ce stade, la faisabilité du projet dépend encore de la disponibilité d’un navire adapté et de l’obtention de subventions publiques. Si aucun calendrier officiel n’est annoncé, les acteurs concernés estiment que les signaux sont aujourd’hui plus favorables qu’au cours de la dernière décennie.

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Retrouve toutes les paires en lien avec la mer et la navigation. Le score dépend du nombre de coups et du temps mis pour terminer la partie.

Coups : 0Temps : 0s

Lire aussi : Amiante au port de Nantes : la décision de justice très attendue

Sources :

  • Autorités portuaires Nantes Saint-Nazaire
  • Port de Gijón – Autorité portuaire des Asturies
  • Programmes européens « Motorways of the Sea »
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