Couëron, Nantes métropole débloque 400 000 euros pour sauver la tour de plomb

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Vendredi 6 février, les élus de Nantes Métropole ont validé une enveloppe financière destinée à sécuriser l’un des édifices industriels les plus singuliers du territoire. La tour de plomb de Couëron, visible de loin au bord de la Loire, va faire l’objet de travaux lourds après plusieurs années d’incertitudes sur son avenir. Cette décision marque une étape clé pour la préservation d’un patrimoine rare, puisqu’il ne reste aujourd’hui qu’une quinzaine de tours de ce type dans le monde.

Un monument industriel de 70 mètres, témoin d’une histoire ouvrière

Dressée à 70 mètres au-dessus de la commune de Couëron, la tour de plomb structure le paysage métropolitain depuis la fin du XIXe siècle. Sa construction s’est déroulée entre 1875 et 1877, à une époque où l’industrialisation battait son plein le long de la Loire. Jusqu’à 350 ouvriers y ont travaillé simultanément pour transformer des minerais de plomb, puis de cuivre, acheminés par voie fluviale. La tour servait alors à la fabrication de grenaille de plomb, obtenue par chute de métal en fusion depuis le sommet de l’édifice.

Ce site, pensé comme un outil de production, est devenu au fil du temps un repère visuel et un symbole de l’activité métallurgique locale. Lorsque l’exploitation industrielle a cessé en 1998, la tour n’a pas été laissée à l’abandon. Elle a accueilli successivement des activités culturelles, administratives, syndicales et associatives, ce qui a permis de maintenir un lien entre le bâtiment et les habitants.

Un diagnostic alarmant et des travaux nécessaires

La commune de Couëron a récemment commandé un diagnostic technique approfondi. Les conclusions sont claires. Le bâtiment nécessite des interventions importantes pour garantir sa stabilité et sa sécurité. Parmi les priorités figurent la dépollution du site, la restauration de la charpente et de la couverture, ainsi que la mise aux normes des installations électriques. Sans ces travaux, la pérennité de l’édifice serait menacée.

Consciente de l’enjeu patrimonial, Nantes Métropole a décidé de soutenir financièrement la municipalité. L’enveloppe votée s’élève à 400 000 euros, une somme qui ne couvre pas l’intégralité des besoins, mais qui constitue un levier décisif pour lancer le chantier. Ce financement s’inscrit dans une politique plus large de valorisation du patrimoine industriel métropolitain.

Vers un projet scientifique et culturel participatif

Au-delà de la sécurisation du bâtiment, la mairie de Couëron a engagé une réflexion sur son avenir. Une étude est en cours pour construire un projet scientifique et culturel participatif. L’objectif est de faire émerger un projet de valorisation qui associe habitants, associations, experts et institutions. Cette démarche vise à donner une nouvelle vie à la tour tout en respectant son histoire.

Plusieurs pistes sont envisagées, entre espaces d’exposition, lieu de médiation industrielle ou plateforme d’observation du paysage ligérien. Rien n’est encore tranché, mais la volonté affichée est celle d’un projet ouvert, accessible et ancré dans le territoire. La tour de plomb pourrait ainsi devenir à la fois un lieu de mémoire et un espace tourné vers l’avenir.

Mini-jeu IMN : retrouve les mots cachés de la tour de plomb

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