Loire-Atlantique : une saison de pêche raccourcie pour l’alose et la lamproie

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En Loire-Atlantique, la pêche professionnelle en eau douce ciblant l’alose et la lamproie s’inscrit désormais dans une période plus resserrée. L’objectif affiché est de limiter la pression sur des poissons migrateurs dont les effectifs restent jugés fragiles à l’échelle du bassin de la Loire. Concrètement, la campagne autorisée sur ces espèces est bornée entre la mi-janvier et la fin mars, ce qui réduit nettement la durée habituelle d’activité.

Pour les professionnels concernés, l’enjeu est double. D’un côté, il s’agit de participer à un effort collectif de préservation, cohérent avec les suivis et les constats portés par les instances de gestion des migrateurs. De l’autre, cette réduction change la donne économique, car elle concentre une partie du chiffre d’affaires annuel sur un laps de temps plus court, avec moins de jours disponibles pour exploiter les filets et les nasses sur les secteurs autorisés.

Un encadrement décidé à l’échelle du bassin, avec de la visibilité sur plusieurs années

Les règles applicables s’inscrivent dans la logique du COGEPOMI (Comité de gestion des poissons migrateurs), l’instance de concertation qui fixe, avec l’État, le cadre de gestion sur le bassin Loire-Bretagne. Ces décisions visent à trouver un équilibre entre l’état des populations, les périodes de migration et de reproduction, et le maintien d’une activité professionnelle sur le fleuve.

Sur le terrain, cette orientation se traduit par un calendrier de pêche plus strict pour l’alose et la lamproie, et par des règles techniques complémentaires destinées à réduire les captures accidentelles sur d’autres périodes sensibles. Les professionnels expliquent aussi devoir réorienter une partie de leur effort vers d’autres espèces, afin d’amortir l’effet immédiat de la réduction de saison.

Pourquoi ces espèces sont suivies de près

Aloses et lamproies sont des migrateurs amphihalins : ils alternent entre milieu marin et eau douce, et dépendent de conditions de migration favorables pour remonter le fleuve. Plusieurs pressions sont régulièrement mises en avant dans la gestion du bassin : continuité écologique et obstacles à franchir, dégradation ou perte d’habitats, réchauffement et étiages plus marqués, mais aussi prédation accrue sur certains secteurs. Les tableaux de bord migrateurs documentent ces enjeux et alimentent les décisions de gestion prises à l’échelle régionale.

À court terme, la réduction de la période de pêche représente un effort tangible pour une partie des entreprises concernées en Loire-Atlantique et jusqu’au Maine-et-Loire. À moyen terme, les professionnels retiennent aussi un élément important : la stabilité des règles sur plusieurs années, qui leur permet d’anticiper l’organisation de leur saison.

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