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Au Croisic, la raréfaction du homard inquiète les professionnels de la mer. Depuis plusieurs années, les pêcheurs observent une baisse des captures sur une espèce emblématique des côtes atlantiques et bretonnes. Face à ce constat, l’Océarium du Croisic renforce son travail autour de l’élevage de jeunes homards, en lien avec les acteurs locaux de la pêche.
L’objectif est clair : accompagner les premiers stades de vie du crustacé, particulièrement vulnérables, avant un retour en mer. Cette démarche ne remplace pas la protection du milieu naturel. Cependant, elle apporte une réponse concrète à une pression grandissante sur la ressource.
Un programme autour des larves de homard
L’Océarium du Croisic travaille depuis longtemps sur la reproduction et l’élevage du homard. L’établissement rappelle qu’il a fait de cette spécialité un axe important depuis plus de quarante ans. Chaque année, plusieurs dizaines de jeunes homards sont ainsi élevés grâce à une méthode maîtrisée.
Dans le contexte actuel, cette expérience prend une dimension plus locale. Pour la deuxième année, l’Océarium élève des larves de homards afin de les relâcher lorsqu’elles sont moins exposées à leurs prédateurs. Le programme s’appuie sur une coopération avec les pêcheurs, qui observent directement les évolutions en mer.
Cette collaboration est essentielle. Les pêcheurs connaissent les zones, les saisons et les changements visibles dans les casiers. De leur côté, les équipes de l’Océarium apportent leur savoir-faire en élevage, en observation et en sensibilisation du public.
Le retour massif du poulpe interroge les pêcheurs
La situation du homard s’inscrit aussi dans un changement plus large des équilibres marins. L’Ifremer souligne que le poulpe, déjà présent historiquement sur les côtes bretonnes, a connu un retour très marqué en 2021 et 2022 dans le nord du golfe de Gascogne et à l’entrée de la Manche.
Les débarquements de poulpes y ont dépassé 3 000 tonnes par an sur cette période, contre moins de 300 tonnes les années précédentes. Cette progression a modifié les habitudes de pêche et renforcé les inquiétudes autour des crustacés.
Le poulpe est un prédateur opportuniste. Il peut s’attaquer aux crustacés et perturber les pêches au casier. Au Croisic, sa présence accrue dans les captures alimente donc les interrogations sur l’avenir du homard, du tourteau et d’autres espèces locales.
Une espèce emblématique à protéger
Le homard européen reste un symbole fort du littoral atlantique. Sa protection dépend de plusieurs leviers : suivi scientifique, respect des tailles minimales, pratiques de pêche encadrées et préservation des habitats côtiers.
Le programme mené au Croisic s’inscrit dans cette logique. Il vise à donner davantage de chances aux jeunes homards durant une phase fragile de leur développement. Il permet aussi de sensibiliser le public à une réalité souvent peu visible : les ressources marines locales évoluent rapidement.
Pour les habitants comme pour les visiteurs, l’Océarium joue donc un rôle de passerelle. Il présente la biodiversité marine, mais il rappelle aussi que les espèces familières du littoral ne sont pas acquises. Leur avenir dépend d’un équilibre entre observation, pêche responsable et adaptation aux changements de l’océan.
Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’Océarium du Croisic et sur les travaux de l’Ifremer consacrés au retour du poulpe.
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