Violences sexuelles : Johanna Rolland rejoint l’appel des élus pour une loi intégrale

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Johanna Rolland s’engage en faveur d’une réponse nationale plus large contre les violences sexuelles. La maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole annonce avoir signé une tribune portée par 600 élues et élus pour soutenir l’adoption d’une loi intégrale.

Cette mobilisation réclame une politique publique coordonnée pour mieux prévenir les violences, protéger les femmes et les enfants, accompagner les victimes et renforcer la réponse judiciaire.

Une réponse globale plutôt qu’une succession de mesures

Dans son message, Johanna Rolland estime qu’une réponse structurée est désormais nécessaire. Elle remercie également la Fondation des Femmes pour son action quotidienne et son engagement dans cette campagne nationale.

La démarche repose sur un principe central : agir simultanément sur la prévention, la détection des violences, la protection des victimes, les enquêtes, la justice, les soins, la réparation et la lutte contre la récidive.

Les organisations mobilisées souhaitent ainsi dépasser les réponses ponctuelles. Elles défendent une stratégie commune entre l’État, la justice, la police, les établissements scolaires, les professionnels de santé, les associations et les collectivités territoriales.

Une proposition de loi portée au Parlement

La proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants a été déposée à l’Assemblée nationale en décembre 2025. Elle est issue d’un travail transpartisan engagé avec plus d’une centaine de parlementaires.

Le texte comprend près de 80 articles. Il prévoit notamment de renforcer la prévention auprès des enfants, la formation des professionnels, l’accompagnement des victimes et les moyens consacrés aux enquêtes.

La création d’une justice spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles figure également parmi les orientations défendues. Le texte cherche par ailleurs à améliorer l’information des victimes durant les procédures et leur accès à des soins adaptés au psychotraumatisme.

Une coalition réunissant 150 organisations

La campagne est animée par une coalition féministe et enfantiste qui rassemble désormais environ 150 associations, organisations non gouvernementales et syndicats.

Ses travaux ont abouti à 140 propositions couvrant l’ensemble du parcours des victimes. Parmi les mesures avancées figurent la formation des adultes en contact avec les enfants, le renforcement de l’éducation à la vie affective et sexuelle, l’amélioration du dépôt de plainte et la spécialisation des acteurs judiciaires.

La coalition demande aussi un financement pérenne. Elle estime qu’une réforme législative ne pourra produire d’effets durables sans moyens supplémentaires pour la justice, les services d’enquête, les soins et les associations spécialisées.

Plus de 250 000 soutiens recueillis

La pétition associée à cette mobilisation a dépassé les 250 000 signatures. Elle prolonge un appel lancé en mai 2024 par des personnalités du mouvement #MeToo, avant la constitution d’une coalition nationale.

Après plusieurs semaines de rassemblements organisés en juin 2026, le Gouvernement s’est engagé à inscrire l’examen du texte à l’agenda parlementaire. Un passage en commission est attendu à la rentrée, avant un examen annoncé au début du mois d’octobre.

Pour la coalition, cette inscription constitue une première avancée. La mobilisation se poursuit toutefois afin de préserver l’approche globale du texte et d’obtenir un budget adapté à sa mise en œuvre.

Les collectivités appelées à prendre leur part

La tribune signée par Johanna Rolland met également en avant le rôle des territoires. Les communes et les intercommunalités interviennent dans plusieurs domaines directement concernés : prévention, éducation, accueil social, santé publique, soutien aux associations et accompagnement des personnes vulnérables.

La signature de centaines d’élus locaux vise donc à renforcer la pression en faveur d’un cadre national. Celui-ci permettrait d’harmoniser les politiques publiques et de mieux coordonner les dispositifs sur l’ensemble du territoire.

La pétition et les propositions défendues par la coalition sont accessibles sur le site de la mobilisation pour une loi intégrale.

Crédit visuel : Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale.

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