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Activité en berne, trésoreries fragilisées, carnets de commandes au plus bas : le moral des artisans du bâtiment plonge dans les Pays de la Loire. Selon le dernier baromètre de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), un artisan sur cinq envisage de cesser son activité, un niveau jamais atteint depuis dix ans. En Loire-Atlantique, ils seraient même 24 % à envisager d’arrêter leur entreprise.
Un secteur épuisé par la conjoncture
Les chiffres témoignent d’un essoufflement : la Capeb évoque une baisse d’activité moyenne de 3 % sur le premier semestre 2025. Entre l’envolée des coûts de matériaux, la raréfaction des chantiers et la chute du pouvoir d’achat des ménages, les petites entreprises du bâtiment subissent de plein fouet le ralentissement économique. Beaucoup peinent à maintenir leurs effectifs ou à renouveler leur matériel.
« Les carnets de commandes se vident, et les clients repoussent leurs projets », résume un artisan plombier d’Ancenis. « Nos trésoreries fondent : entre assurances, véhicules, énergie et charges sociales, tout augmente sauf les devis. »
Fatigue et perte de sens
Outre la pression financière, la fatigue physique et morale gagne du terrain. Dans un secteur où la moyenne d’âge dépasse les 46 ans, beaucoup envisagent un départ anticipé ou une reconversion. Selon l’étude, 43 % des dirigeants d’entreprises artisanales déclarent ne plus avoir de perspectives d’avenir claires dans leur métier.
Pour la Capeb, cette crise de moral doit alerter les pouvoirs publics : « Ces artisans sont le cœur battant de nos territoires », rappelle son président régional. « Sans eux, plus d’entretien local, plus de savoir-faire, plus de transmission. »
Des attentes fortes envers l’État
Les professionnels appellent à un allègement des charges, à des aides ciblées pour la rénovation énergétique, et à la simplification des démarches administratives. Des pistes sont étudiées au niveau national pour soutenir la reprise du secteur, notamment via le plan France Rénov’ et les programmes régionaux d’investissement.
En attendant, beaucoup d’entreprises locales tentent de tenir bon, soutenues par les chambres des métiers et les réseaux professionnels. La Capeb prévoit de publier un nouveau baromètre en janvier 2026 : il sera scruté de près par l’ensemble de la filière.
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