Soupçonné de viol sous soumission chimique à Nantes, un futur policier municipal remis en liberté

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a décidé, ce vendredi 9 janvier 2026, de remettre en liberté sous contrôle judiciaire un homme de 38 ans, futur policier municipal de la Ville de Paris. Il est mis en examen pour « viol aggravé par l’administration de substance chimique » sur une connaissance à Nantes, en Loire-Atlantique.

Une plainte déposée à Nantes début 2025

Les faits trouvent leur origine dans une plainte déposée le 1er janvier 2025 au commissariat de Nantes. Une femme dénonçait alors plusieurs viols sous soumission chimique qui se seraient produits quelques semaines plus tôt, courant décembre 2024.

L’homme mis en cause avait accepté de l’héberger après qu’elle se soit retrouvée sans domicile. Bien qu’exerçant ses fonctions de policier municipal à Paris, il disposait d’un appartement à Nantes qu’il occupait ponctuellement, avant d’y revenir de plus en plus fréquemment, selon les déclarations de la plaignante.

Les derniers faits rapportés remontent au 30 décembre 2024. Ce soir-là, la femme explique que son hébergeur aurait tenté de l’embrasser sur le canapé avant qu’elle ne se couche. Elle se réveille tardivement le lendemain et constate qu’elle ne porte plus ni son jogging, ni sa culotte, une situation qu’elle affirme avoir déjà vécue à deux reprises.

Une substance retrouvée lors des analyses

En faisant le ménage dans l’appartement, la plaignante découvre une plaquette de prégabaline, un médicament utilisé notamment dans le traitement de l’épilepsie, mais également détourné pour ses effets psychoactifs. Elle indique que son hébergeur lui avait déjà proposé d’en prendre alors qu’elle se plaignait de douleurs ou de maux de tête, propositions qu’elle dit avoir refusées.

Les analyses toxicologiques réalisées confirmeront pourtant la présence de cette molécule dans ses urines, compatible avec une prise comprise entre le 31 décembre 2024 et le 1er janvier 2025.

Une amie de la plaignante, à qui celle-ci s’était confiée, a également été entendue par les enquêteurs. Elle rapporte que le policier municipal lui aurait confié avoir eu des relations sexuelles avec la femme hébergée, en précisant qu’il ne fallait surtout pas lui en parler, car elle ne s’en souviendrait pas.

Des témoignages concordants

Un barman nantais, connu à la fois de la plaignante et du mis en cause, a confirmé avoir recueilli des confidences similaires. Le policier municipal lui aurait expliqué avoir eu une relation sexuelle avec la jeune femme alors qu’elle était rentrée ivre, tout en estimant qu’elle « n’assume pas ».

Ce témoin décrit également un usage régulier d’ecstasy par le mis en cause, ainsi que l’utilisation de gélules détournées de leur usage lors de soirées festives. Un autre homme aurait même déjà reçu des cachets, le policier municipal lui assurant qu’en en prenant deux, « l’effet durait toute une soirée ».

Des éléments matériels au dossier

Placé en garde à vue, le suspect reconnaît deux relations sexuelles en décembre 2024, affirmant que la plaignante était dans un état de conscience suffisant. Il indique également qu’il ne s’est rien passé le 30 décembre et affirme n’avoir jamais consommé de drogue, sans pouvoir expliquer la présence de prégabaline dans les analyses.

Les analyses des sous-vêtements de la plaignante révèlent toutefois la présence de son ADN. Le mis en cause évoque alors un possible transfert d’ADN, expliquant que les deux partageaient un panier de linge sale.

Détention provisoire puis remise en liberté

Initialement, le juge d’instruction avait envisagé un placement sous contrôle judiciaire, une décision jugée peu habituelle par le rapporteur du dossier. Le parquet avait finalement saisi un juge des libertés et de la détention, qui avait ordonné une détention provisoire le 24 décembre 2025.

Le 8 janvier 2026, l’avocat du mis en cause, Me Ramzi Sahli, a fait appel de cette décision, soulignant l’absence de casier judiciaire et l’absence de pressions sur les témoins. La chambre de l’instruction de Rennes a suivi cette argumentation et a ordonné la remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Un avenir professionnel en question

Selon la défense, les services de la mairie de Paris ont confirmé que l’homme était toujours en formation rémunérée au sein de la police municipale, avec une titularisation prévue fin février 2026.

Le parquet général a toutefois souligné la contradiction entre les faits reprochés et le projet professionnel du mis en cause, évoquant une emprise chimique incompatible avec les fonctions exercées. La juridiction rennaise a néanmoins décidé de le remettre en liberté sous contrôle judiciaire ce vendredi 9 janvier.

Quiz pédagogique – Comprendre la soumission chimique

Question 1/15 — Score : 0 Temps : 10s

Règle : une seule réponse possible. Si tu te trompes, la bonne réponse s’affiche quand même en vert.

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