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À Rezé, dans l’agglomération nantaise, l’usine de plastique SGT est mise en demeure par le préfet de mettre fin à ses rejets polluants dans l’atmosphère, notamment du benzène et d’autres composés organiques volatils (COV), très largement supérieurs aux valeurs limites autorisées.
Une nouvelle mise en demeure après des plaintes de riverains
Déjà dans le viseur de la Ville et des riverains pour ses nuisances sonores, l’usine SGT, située dans le quartier de la Haute-Île à Rezé, est cette fois dans le collimateur de l’État pour ses rejets polluants dans l’air.
Le mercredi 14 janvier, le préfet a signé un arrêté mettant en demeure l’entreprise, qui fabrique des préformes de bouteilles en plastique, de mettre fin à ces émissions dans un délai de huit mois.
Des dépassements très supérieurs aux seuils réglementaires
Les rejets ont été mesurés le 23 juin 2025. Les résultats dépassent très largement les valeurs limites d’émission :
- 4 289 mg équivalent carbone par m³ pour les composés organiques volatils, contre 20 mg autorisés.
- 13,2 mg par m³ de benzène, contre 1 mg autorisé.
- 34,5 mg par m³ pour la somme du formaldéhyde, de l’acétaldéhyde, du benzène et du butadiène, contre 5 mg maximum.
Ces substances sont reconnues comme cancérogènes pour l’être humain et ont également un impact négatif sur la végétation.
L’entreprise évoque un problème technique récent
Contactée par Ouest-France, la société explique avoir identifié une problématique technique récente sur sa nouvelle ligne de recyclage du plastique, opérationnelle depuis 2025.
Selon l’entreprise, cette technologie génère des rejets en débit faible, ce qui produirait des résultats de surveillance différents des valeurs habituelles.
SGT affirme également que les quantités de rejets resteraient inférieures à celles prises en compte dans l’étude sanitaire ayant permis d’autoriser l’exploitation du site.
Des mesures annoncées pour améliorer le traitement de l’air
Le groupe se dit pleinement mobilisé et qualifie la qualité de vie des riverains de priorité.
L’entreprise indique avoir mandaté des sociétés spécialisées afin d’améliorer le traitement de l’air sur le site de production.
La mise en demeure préfectorale impose désormais un calendrier précis, avec un délai de huit mois pour se mettre en conformité avec la réglementation environnementale.
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