Nantes : pont Anne-de-Bretagne, bataille politique autour du chantier

Fête du jour

Chargement…

Citation du jour

Chargement…

Événement du jour

Chargement…

Une nouvelle passe d’armes agite le débat nantais sur les grands chantiers de mobilité. Après la diffusion d’une vidéo de Foulques Chombart de Lauwe sur le chantier du doublement du pont Anne-de-Bretagne, Thomas Quéro a répondu publiquement en dénonçant ce qu’il considère comme des contre-vérités et une mise en scène trompeuse.

La vidéo qui déclenche la polémique

Dans sa réponse, Thomas Quéro ne ménage pas ses mots. Selon lui, le cadrage de la vidéo masque volontairement, à 0,08 seconde, l’empilement des dalles en béton destinées à remplir la structure métallique du nouveau pont.

Ces dalles sont fabriquées en continu et en avance de phase, avec déjà plus de 200 éléments réalisés. Il rappelle également la dépose de la passerelle piétonne existante et la réalisation des fondations de la future infrastructure, pour démontrer que le chantier est loin d’être à l’arrêt.

Il précise que, dans quelques semaines, la pose des premiers rails du tramway doit débuter sur le boulevard Léon Bureau, étape qu’il présente comme un marqueur concret de l’activité du chantier.

Des nuisances assumées, mais un projet jugé nécessaire

Thomas Quéro reconnaît que les travaux génèrent des gênes importantes pour les riverains et les usagers. Le doublement du pont Anne-de-Bretagne s’inscrit toutefois dans un projet plus large comprenant deux nouvelles lignes de tramway et une ligne de Busway électrique reliant Bouguenais à Thouaré.

Face à ces contraintes, la collectivité a mis en place des dispositifs exceptionnels de médiation, d’information et d’accompagnement, ainsi qu’un mécanisme d’indemnisation pour les commerçants impactés.

Il conteste l’idée selon laquelle le transport du tablier du pont aurait été accéléré pour des raisons politiques. Selon lui, le calendrier prévoit depuis le départ une livraison en 2027, en lien avec l’ouverture du nouveau CHU.

Un convoi hors norme et un désaccord stratégique

Le transport du pont, pesant 3 100 tonnes pour 150 mètres de long et 42 mètres de large, n’a rien d’une opération anodine. Thomas Quéro rappelle qu’une solution technique a été trouvée pour relancer rapidement le convoi après ses difficultés.

Il critique ensuite le projet de tunnel sous la Loire, défendu par Foulques Chombart de Lauwe et chiffré à plus de 350 millions d’euros, qu’il décrit comme une idée héritée des grands projets bétonnés des années 1970.

Selon lui, l’élu d’opposition se permet de juger l’organisation des chantiers sans disposer de l’expertise technique des ingénieurs du groupement GTM Ouest et de ses partenaires.

Qui est Thomas Quéro

Thomas Quéro est adjoint au maire de Nantes et conseiller métropolitain. Il siège également au bureau métropolitain de Nantes Métropole.

À la Ville de Nantes, il est 11ᵉ adjoint et élu de quartier pour Dervallières – Zola. Il est délégué aux questions liées à l’urbanisme durable, aux projets urbains et à certaines autorisations de construction.

En dehors de son mandat municipal, il a été président de Nantes Métropole Habitat, l’office public du logement social de l’agglomération nantaise.

Un enjeu de mobilité pour 70 000 habitants

Au-delà de la polémique, Thomas Quéro rappelle l’objectif final des travaux. En 2027, plus de 70 000 habitants de la métropole devraient pouvoir traverser l’agglomération du sud au nord sans correspondance à Commerce.

Ce projet vise à améliorer l’efficacité des déplacements et à offrir des alternatives crédibles à la voiture individuelle, malgré les contraintes actuelles.

Memory du chantier

Coups : 0 | Temps : 0s

Sources

  • Vidéo Facebook de Foulques Chombart de Lauwe
  • Publication de Thomas Quéro sur les réseaux sociaux
  • Nantes Métropole, dossier du doublement du pont Anne-de-Bretagne
  • Groupement GTM Ouest, chantier du pont
Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.