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Les inondations régulières du périphérique nantais relancent le débat sur l’avenir de cette infrastructure stratégique. Jeudi 5 mars 2026, le Conseil régional des Pays de la Loire a adopté un vœu proposé par l’élu François de Rugy demandant à l’État d’ouvrir une étude sur des solutions durables. Mais l’initiative suscite déjà des critiques à gauche, qui estime que le sujet aurait pu être traité plus tôt.
Un périphérique régulièrement fermé à cause des inondations
Pour les automobilistes de l’agglomération nantaise, les épisodes d’inondation du périphérique sont devenus un problème récurrent. La section la plus exposée se situe à proximité de la Loire et de l’Erdre, dans une zone particulièrement sensible aux crues et aux fortes pluies.
Selon les chiffres avancés par l’élu régional François de Rugy et son groupe, 28 fermetures du périphérique ont été recensées depuis 2007. Parmi elles, 13 se sont produites entre 2016 et 2024. La dernière, en février 2026, a entraîné une interruption de circulation qui a duré près de deux semaines.
Ces épisodes perturbent fortement la circulation autour de Nantes. Le périphérique constitue en effet l’un des axes majeurs du réseau routier de l’agglomération, reliant notamment les grands accès autoroutiers et plusieurs zones économiques.
Dans ce contexte, l’élu Renaissance François de Rugy a proposé au Conseil régional l’adoption d’un vœu demandant à l’État d’engager une étude pour examiner les solutions permettant d’éviter ces fermetures répétées. La proposition a été adoptée lors de la session du 5 mars.
Une demande d’étude pour envisager des solutions structurelles
L’objectif du vœu adopté par l’assemblée régionale est d’obtenir une expertise technique approfondie de la part de l’État, propriétaire et gestionnaire de l’infrastructure.
Le périphérique nantais correspond en effet à la RN844, une route nationale qui relève juridiquement de la compétence de l’État et non de la Ville de Nantes ou de la métropole.
Plusieurs pistes sont régulièrement évoquées par les élus et les experts :
- le relèvement de la chaussée sur les sections les plus exposées ;
- la modification de certains ouvrages hydrauliques ;
- l’adaptation des infrastructures aux crues et aux épisodes de pluies intenses.
Ces solutions nécessitent toutefois des études approfondies. Les phénomènes d’inondation sont liés à des facteurs hydrologiques complexes, notamment la proximité de la Loire et de ses affluents, ainsi qu’à l’évolution des régimes de précipitations.
Dans le bassin ligérien, les experts observent déjà des effets du changement climatique sur la gestion de l’eau et sur les risques d’inondation. Plusieurs programmes publics visent ainsi à mieux anticiper ces évolutions et à adapter les infrastructures aux nouveaux aléas climatiques.
Une polémique politique dans un contexte pré-électoral
L’initiative portée par François de Rugy ne fait toutefois pas consensus. À gauche, plusieurs élus ont critiqué la démarche, estimant que l’ancien ministre aurait pu intervenir plus tôt sur ce dossier lorsqu’il occupait des responsabilités nationales.
Les opposants soulignent également que la question du périphérique revient régulièrement dans le débat politique nantais, notamment à l’approche des échéances électorales locales.
Dans ce contexte, certains élus rappellent que les solutions envisagées doivent être évaluées avec prudence. Rehausser une infrastructure routière située dans une zone inondable peut en effet avoir des conséquences sur les équilibres hydrauliques locaux et sur la gestion globale du fleuve.
Le débat s’inscrit donc à la fois dans une dimension technique – la résilience des infrastructures face aux crues – et dans une dimension politique, liée aux orientations d’aménagement du territoire et aux priorités d’investissement.
Un enjeu majeur pour la mobilité de l’agglomération
Au-delà des clivages politiques, l’enjeu reste majeur pour les habitants et les entreprises du territoire. Chaque fermeture du périphérique entraîne des reports de circulation importants vers les axes urbains et les routes secondaires.
Avec la croissance démographique de la métropole nantaise et l’intensification des mobilités quotidiennes, la question de la résilience des infrastructures de transport devient centrale.
L’étude demandée par le Conseil régional pourrait donc constituer une première étape vers une réflexion plus large sur l’adaptation des infrastructures aux risques climatiques et hydrologiques.
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