PAQA 2025-2030 : vives tensions entre maires et associations autour de la qualité de l’air dans le bassin nazairien

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Le Plan d’Action Qualité de l’Air (PAQA) 2025-2030 prévoit 22 actions destinées à améliorer la qualité de l’atmosphère dans le bassin industriel nazairien. Le sujet a donné lieu à un débat long et parfois tendu lors du conseil communautaire du 16 décembre 2025, au cours duquel les maires de Pornichet, Donges et Saint-Nazaire ont exprimé publiquement leurs positions.

Lors de ce conseil, l’élu écologiste François Billet a demandé que des financements spécifiques soient mobilisés afin de mettre en œuvre des mesures complémentaires permettant d’évaluer l’impact de certains polluants industriels sur les populations riveraines. Il a également interrogé la collectivité sur l’abandon du projet de mesures des particules ultrafines (PUF), qui devait être conduit avec Air Pays de la Loire.

Des questions restées sans réponse, selon les associations

Selon l’AEDZRP (Association Environnementale Dongeoise des Zones à Risques et du PPRT), plutôt que de répondre précisément aux interrogations formulées sur ces dispositifs de surveillance, les trois maires ont choisi de mettre en cause publiquement plusieurs associations locales.

Sont citées dans ces critiques l’AEDZRP, les Habitants du village de Gron, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association Vivre à Méan-Penhöet (VAMP). Ces organisations estiment que les propos tenus lors du conseil communautaire relèvent d’une remise en cause globale de leur travail et de leurs alertes.

Un courrier commun adressé aux maires

En réponse, ces associations ont adressé un courrier daté du 9 janvier 2026 aux élus concernés. Elles y regrettent de n’avoir jamais été reçues pour un échange direct, contrairement à ce qui a pu être fait avec les maires de Montoir-de-Bretagne et de Trignac.

Dans ce courrier, elles contestent l’idée selon laquelle leurs analyses seraient infondées et rappellent que leurs arguments s’appuient sur des données issues d’organismes officiels, notamment Santé publique France et Air Pays de la Loire. Elles soulignent que ces éléments sont vérifiables et reposent sur des documents publics.

Le suivi des polluants industriels au cœur des inquiétudes

L’un des points majeurs de désaccord concerne l’absence de mesures récentes sur certaines catégories de polluants, en particulier les particules ultrafines. Ces particules, plus petites que les PM2,5, sont considérées comme potentiellement plus dangereuses en raison de leur capacité à pénétrer profondément dans l’organisme.

Pour les associations, la suspension du projet de suivi des PUF prive les riverains d’informations essentielles sur leur exposition réelle. Elles estiment que le PAQA, dans sa version actuelle, ne répond pas suffisamment aux préoccupations sanitaires des habitants vivant à proximité des sites industriels.

Un débat qui dépasse le cadre technique

Au-delà des dispositifs de mesure, les échanges révèlent une fracture persistante entre certaines collectivités et une partie du tissu associatif local. Les associations demandent une reconnaissance de leur rôle dans l’alerte et la concertation, tandis que plusieurs élus dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une remise en cause permanente de l’action publique.

Le PAQA 2025-2030 doit désormais entrer dans sa phase opérationnelle. Les modalités de suivi des polluants et la capacité du territoire à instaurer un dialogue apaisé avec les riverains pourraient conditionner l’acceptabilité des politiques environnementales dans un bassin fortement industrialisé.

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