À Nantes, les « oasis de biodiversité » transforment les quartiers pour faire revenir la nature

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Depuis 2020, les équipes de jardiniers de la Ville de Nantes aménagent des espaces dédiés à la faune et à la flore locales. Ces « oasis de biodiversité » se multiplient dans tous les quartiers. On en compte aujourd’hui près de cinquante.

L’objectif est clair : redonner une place aux espèces locales dans un environnement urbain dense. Maires, haies bocagères, zones boisées ou prairies fleuries sont restaurées ou créées pour favoriser le retour d’insectes, d’oiseaux et d’amphibiens.

« On suit ensuite l’évolution des espèces dans le temps », explique la direction Nature et Jardins. Sur neuf mares aménagées ou restaurées, vingt espèces de libellules ont déjà été recensées, sur les soixante présentes dans le département. Un signal jugé très encourageant.

Des douves du château aux quartiers populaires, la biodiversité reprend pied

Autour du château des ducs de Bretagne, les anciennes pelouses très tondues ont laissé place à des prairies plus naturelles. Des moutons d’Ouessant entretiennent certaines zones, tandis que des berges végétalisées ont été créées à partir de plantes locales.

Les pratiques de tonte ont été adaptées, avec des zones peu fauchées, d’autres entretenues plus régulièrement et des bandes dites « de courtoisie » pour préserver le confort des promeneurs. Le site est aujourd’hui labellisé EcoJardin et accueille régulièrement des martins-pêcheurs.

Aux Dervallières, une mare devient un nouvel espace de vie

Dans le secteur de Zola, une zone naturellement humide a été transformée en mare à l’automne 2024. Le sol argileux a permis un remplissage rapide. Très vite, grenouilles, libellules et demoiselles ont colonisé le site.

Les jardiniers ont complété la végétation avec des espèces aquatiques locales, comme l’iris des marais ou le plantain d’eau. Cette mare joue aussi un rôle utile pour les vergers voisins et devient un nouveau point de promenade pour les habitants.

Haies, mares et boisements pour reconnecter les continuités écologiques

Dans le cimetière Sainte-Anne nouveau, une haie bocagère de cent mètres a été plantée avec uniquement des essences locales issues de la pépinière municipale. L’entretien a été repensé, avec moins de tonte autour des plantations et une bande dégagée près des allées.

Au nord de la ville, dans la coulée des Renards, une mare existante a été restaurée pour lutter contre la renouée du Japon. Des saules ont été replantés et des nichoirs installés. Des bancs doivent encore être ajoutés pour renforcer l’usage du site par les riverains.

Sur l’île de Nantes, un ancien espace herbeux sans usage a été transformé en boisement d’inspiration méditerranéenne. Pins d’Alep, arbousiers et genévriers y poussent sans arrosage, malgré les épisodes de canicule. Certaines plantations dépassent déjà plusieurs mètres.

Mini-jeu IMN : retrouve les espèces de l’oasis

Retrouve toutes les paires avant qu’elles ne changent de place. Plus tu avances, plus le jeu devient rapide.

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Sources :

  • Ville de Nantes – Direction Nature et Jardins
  • Services municipaux des quartiers concernés
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