582 hectares protégés : un futur sanctuaire naturel dans les marais de Mazerolles près de Nantes

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Une vaste opération de préservation environnementale vient d’être annoncée dans la vallée de l’Erdre. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), WWF France et la Fondation Espaces naturels ont acquis près de 582 hectares de zones humides dans les marais de Mazerolles, soit environ la moitié de ce vaste espace naturel situé au nord de Nantes.

Classé Natura 2000, ce territoire constitue un important réservoir écologique dans la vallée de l’Erdre et abrite une biodiversité remarquable. On y recense plus de 200 espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de poissons, parmi lesquelles la loutre d’Europe, le héron cendré ou encore le busard des roseaux.

Un refuge de biodiversité menacé

Malgré sa richesse écologique, le site est confronté à plusieurs menaces. Parmi les plus préoccupantes figure la prolifération d’espèces exotiques envahissantes qui perturbent l’équilibre naturel du marais.

Selon Jean Rousselot, responsable du programme eau douce au WWF France, certaines espèces se multiplient rapidement dans la zone humide : écrevisses de Louisiane, ragondins ou encore différentes variétés de jussie, une plante aquatique invasive.

Ces espèces perturbent les écosystèmes et menacent la diversité animale et végétale du site. Les organisations impliquées dans le projet souhaitent ainsi travailler avec le monde scientifique afin de trouver des solutions pour limiter leur expansion.

Un enjeu écologique majeur pour la vallée de l’Erdre

Au-delà de la biodiversité, les marais de Mazerolles jouent également un rôle stratégique dans la gestion de l’eau. Ils constituent en effet le dernier grand réservoir d’eau potable avant le passage de l’Erdre dans l’agglomération nantaise.

L’objectif affiché par les organisations est de préserver durablement cette zone humide et d’en faire un véritable sanctuaire écologique. Le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, évoque la volonté de transformer ce site en « vitrine du maintien des grands équilibres écologiques ».

Dans cette perspective, certaines parcelles pourraient être utilisées pour des activités agricoles compatibles avec la protection du milieu naturel, notamment du pâturage extensif. Cette approche vise à maintenir des paysages ouverts tout en respectant les équilibres écologiques.

Un projet de restauration écologique d’ampleur

Les négociations autour de cette acquisition ont duré près de deux ans. L’opération représente un investissement estimé à 3,2 millions d’euros. Elle a été rendue possible grâce à un soutien financier de l’État via le Fonds vert et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne.

Selon WWF France, il s’agit de l’un des projets de restauration de marais les plus importants réalisés ces dernières années en France. La gestion écologique et la restauration du site seront assurées par la Fondation Espaces naturels de France.

Au total, les marais de Mazerolles couvrent environ 1 200 hectares et s’étendent sur plusieurs communes : Sucé-sur-Erdre, Saint-Mars-du-Désert et Petit-Mars. Cette vaste zone humide représente un patrimoine naturel précieux pour la métropole nantaise et pour l’ensemble de la vallée de l’Erdre.

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