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Le périphérique Est de Nantes est en partie fermé à la circulation ce jeudi 22 janvier 2026. En cause : l’inondation de la chaussée à hauteur de la porte de la Chapelle, provoquée par le débordement du Gesvres. Une voie a toutefois pu rouvrir jeudi midi. Ce secteur est situé sur une zone marécageuse traversée par le Gesvres, ce qui explique la récurrence du phénomène.
Un tronçon soumis au Gesvres
Le tronçon concerné du boulevard périphérique de Nantes, construit en 1977 dans une zone marécageuse traversée par le ruisseau du Gesvres, est régulièrement impacté par les crues hivernales du cours d’eau. Le niveau du Gesvres peut s’élever rapidement en cas de fortes précipitations ou lorsque les sols sont saturés, entraînant des débordements sur la chaussée.
Ce phénomène n’est pas nouveau : dès les années 1990, des riverains évoquaient déjà des inondations récurrentes sur ce tronçon, signe que le contexte géographique et hydrologique de ce secteur a toujours posé problème.
Pourquoi ces inondations reviennent chaque hiver ?
L’emplacement du périphérique, à une faible altitude dans un ancien marais, crée une situation où l’eau du Gesvres n’a que peu d’espace pour s’écouler naturellement. Lorsque des épisodes de pluie soutenue surviennent entre novembre et mars, comme c’est souvent le cas dans l’Ouest, le débit du Gesvres augmente et peut déborder sur la voie rapide.
Les précipitations hivernales, souvent accentuées par les perturbations atlantiques, s’ajoutent parfois à un niveau élevé des cours d’eau aval (comme l’Erdre), réduisant encore la capacité d’écoulement du Gesvres et favorisant l’inondation.
Des tentatives d’adaptation et leurs limites
Plusieurs pistes de travaux ont été envisagées au fil des années pour réduire la fréquence des coupures de circulation. Dans les années 2000, la possibilité de détourner le cours du Gesvres ou de rehausser la chaussée avait été étudiée, mais ces solutions ont été abandonnées notamment pour des raisons de coût et d’impact environnemental.
Dix ans plus tard, alors que le tronçon est devenu concession de l’État, un nouveau projet est étudié : la pose de palplanches étanches de chaque côté de la chaussée afin de créer une barrière contre les remontées d’eau. Jugé trop coûteux (13,5 millions d’euros) au regard du faible nombre de jours de fermeture, le projet est finalement abandonné.
En 2016, l’État fait supprimer les buses situées sous la piste cyclable longeant la chaussée afin de faciliter l’écoulement du Gesvres en cas de crue. Ces travaux avaient pour objectif de diminuer la récurrence des inondations, sans les éliminer complètement. Les services de la préfecture évoquaient alors une réduction du risque estimée entre 70 et 80 %.
Depuis, les fermetures du périphérique liées aux inondations persistent. Sept épisodes avec interruption de trafic ont été recensés en 2024, deux en janvier 2025, aucun en 2023, et un seul entre 2021 et 2022.
La Direction interdépartementale des routes Ouest (Diro), en charge de l’exploitation de la rocade nantaise, rappelait que le nombre d’événements générant une coupure d’au moins un sens de circulation était plus faible sur la période 2016-2024 (13) que sur la période 2007-2015 (15).
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