Fermeture de C&A à Nantes : seize salariés concernés et avenir du bâtiment en discussion

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La menace de fermeture planait depuis des mois. Cette fois, c’est confirmé : l’enseigne C&A du centre-ville de Nantes baissera le rideau dans trois semaines. Seize salariés sont concernés. L’adjoint nantais au commerce esquisse déjà l’avenir du bâtiment.

La disparition du C&A nantais était annoncée depuis le mois de mars. La fermeture est désormais actée pour le mardi 3 février 2026. En France, douze autres magasins de la marque fermeront également en 2026. Le parc de C & A comptera alors 76 magasins, contre 176 en 2015, indique Maria Rodrigues, déléguée syndicale centrale de Force ouvrière C & A France.

Le secteur du prêt-à-porter poursuit ainsi sa dégringolade. Dès juillet 2025, lors d’un comité social et économique central extraordinaire, la direction avait présenté son plan de sauvegarde de l’emploi, concernant 324 salariés. À Nantes, seize personnes sont directement touchées.

Un accompagnement social pour les salariés concernés

Certains salariés bénéficieront d’un congé de reclassement de dix-sept mois. Pour ceux qui sont licenciés, une prime supérieure aux obligations légales a été négociée. Son montant varie selon l’ancienneté.

Un salarié ayant entre vingt et vingt-cinq ans d’ancienneté percevra, en plus, l’équivalent de sept mois de salaire. L’adjoint à la maire de Nantes chargé des commerces, Gildas Salaün, a tenu à réagir publiquement ce mardi 13 janvier : « Au nom de la Ville, je veux leur témoigner mon soutien plein et entier. »

Un bâtiment historique à réinventer

L’avenir du vaste édifice de la rue de Feltre est déjà à l’étude. Long de soixante-quinze mètres et large de douze mètres lors de son ouverture en 1826, le bâtiment a connu de multiples usages.

Il a successivement accueilli le premier musée des beaux-arts de Nantes à la fin du XIXe siècle, puis un marché couvert. Endommagé par les bombardements de 1943, il a ensuite été fabrique à glaces, puis patinoire à partir de 1967, avant de devenir un magasin C & A en 1988.

Vers plusieurs occupants et des activités complémentaires

Pour l’élu nantais, la question ne se limite pas à trouver un seul repreneur : « Pas un, mais plusieurs occupants, commerces et services », indique-t-il. Aucun nom n’est encore avancé, des discussions étant toujours en cours avec le propriétaire.

« Nous avons contacté le propriétaire il y a déjà plusieurs mois pour réfléchir ensemble au devenir du bâtiment », précise Gildas Salaün. L’objectif est de proposer des projets susceptibles de donner de la vie aux quatre façades et d’éviter toute partie aveugle, tout en veillant à la complémentarité avec l’offre existante.

Le bâtiment présente en effet quatre façades distinctes : celle de la rue de l’Arche-Sèche, actuellement fermée, celle donnant sur la place Bretagne, celle de la rue Cacault et celle de la rue de Feltre. « L’affaire est très bien avancée, j’ai hâte de la présenter dans quelques semaines ou quelques mois. C’est en cours de finalisation », conclut l’adjoint.

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Sources :
Déclarations de Force ouvrière C & A France
Ville de Nantes – délégation au commerce

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