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37 400 têtes prévues, c’est le chiffre qui a suscité de nombreuses réactions dans un petit hameau de Gétigné, dans le vignoble de Nantes (Loire-Atlantique). Un élevage de volailles doit ouvrir en novembre sur une parcelle de La Brahinière, à environ 240 mètres de la première habitation.
Les travaux doivent débuter en mars pour s’achever à l’automne. Le bâtiment, d’une surface de 1 700 m², est porté par Éric Poirier, éleveur de bovins, en partenariat avec la marque La Nouvelle Agriculture, portée par Val’iance, filiale du groupe coopératif Terrena.
Si la capacité maximale est annoncée à 37 400 poulets et dindes, l’agriculteur précise que l’élevage fonctionnera plutôt autour de 30 000 animaux, soit environ 16,5 volailles par mètre carré.
Des inquiétudes exprimées lors de la consultation publique
Le projet n’a pas provoqué de mobilisation massive dans le hameau, certains habitants déclarant faire confiance à l’exploitant qu’ils connaissent. En revanche, la consultation publique précédant l’arrêté préfectoral a fait apparaître plusieurs inquiétudes formalisées, relayées également sur les réseaux sociaux.
Les principales remarques portent sur les nuisances olfactives souvent associées aux élevages avicoles. Dans le hameau voisin de Goulgate, une riveraine évoque la crainte de « sentir l’odeur des poulets à l’heure de l’apéritif » dans son jardin.
Ventilation, gestion des fumiers et trafic de camions
Pour répondre à ces craintes, Éric Poirier indique avoir visité des installations comparables. Selon lui, les bâtiments récents disposent de systèmes de ventilation performants limitant fortement les odeurs et les émanations d’ammoniac.
Les fumiers ne resteront pas stockés sur place. Ils seront évacués à chaque nettoyage, environ tous les deux mois, vers le Gaec des Roseaux, où ils seront épandus dans le cadre d’un plan d’épandage réglementé. Les eaux de lavage seront récupérées dans une fosse avant d’être utilisées sur les terres agricoles, afin d’éviter toute pollution des sols ou des cours d’eau.
Le trafic de camions constitue un autre sujet de préoccupation, notamment à Goulgate, où la route mène vers Boussay et où des enfants jouent régulièrement dans le village. L’exploitant estime à cinq passages de camions tous les deux mois le trafic lié à l’exploitation.
Un modèle d’exploitation qui divise
Plusieurs contributions à la consultation publique expriment un désaccord plus large avec le modèle d’élevage intensif. L’exploitant indique avoir initialement envisagé un projet de poulet labellisé, mais estime que la demande actuelle ne permet pas d’assurer une rentabilité suffisante. « Quand on produit, il faut pouvoir vendre », résume-t-il.
Des remarques portent également sur la souffrance animale dans les élevages industriels. De son côté, Éric Hérault, chargé de développement chez Val’iance, précise que les volailles de la gamme Nouvelle Agriculture sont élevées sans antibiotiques, avec lumière naturelle et perchoirs dans les bâtiments.
Avis favorables des conseils municipaux, décision préfectorale
Le dossier a été examiné par les conseils municipaux de Gétigné et de Boussay, qui ont rendu un avis majoritairement favorable. Pour Gwenola Corre, élue de la minorité de gauche à Gétigné, le projet constitue « le sujet le plus clivant » rencontré depuis plusieurs années. Elle regrette l’absence de réunion publique dédiée aux échanges avec les habitants.
Le maire de Gétigné, François Guillot, rappelle que la décision finale relève de l’État. Le préfet de Loire-Atlantique a validé le projet par arrêté début décembre, considérant que le dossier respecte les règles environnementales et sanitaires en vigueur.
Quiz IMN : comprends-tu les enjeux du projet d’élevage à Gétigné ?
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