Boucherie : pénurie de main-d’œuvre et recul du CDI en Loire-Atlantique

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Le secteur de la boucherie artisanale fait face à une pénurie durable de main d’œuvre. En France, entre 5 000 et 6 000 postes seraient aujourd’hui vacants. Autour de Nantes, plusieurs professionnels témoignent d’une difficulté croissante à recruter en CDI, tandis qu’une partie des jeunes bouchers privilégie désormais le statut de prestataire indépendant plutôt que le salariat classique.

Des postes vacants et des candidatures rares

Les métiers de bouche peinent à attirer, et la boucherie n’échappe pas à cette tendance. Dans l’agglomération nantaise, un artisan boucher cherche depuis plusieurs mois un salarié qualifié pour assurer le fonctionnement quotidien de sa boutique. Malgré ses démarches, les candidatures en CDI restent très limitées.

Selon lui, la majorité des profils qui se présentent proposent des prestations ponctuelles en tant qu’indépendants. Ce type de collaboration peut dépanner en cas de besoin, mais ne permet pas de constituer une équipe stable. Cette situation crée un sentiment de lassitude et d’incertitude chez certains artisans, qui s’interrogent sur leur capacité à recruter durablement.

Entre CDI et indépendance, un choix de plus en plus marqué

L’an passé, ce même boucher pensait avoir trouvé un candidat fiable après avoir convaincu un prestataire de rejoindre son entreprise en CDI. Finalement, après près d’un an, ce salarié a choisi de revenir à l’indépendance. Il évoquait un désir de mobilité et de liberté professionnelle, loin d’un poste sédentaire.

Ce phénomène s’explique en partie par les conditions proposées aux prestataires. Rémunérations pouvant atteindre 30 à 35 euros de l’heure, choix des missions et gestion de son emploi du temps rendent ce statut attractif pour une nouvelle génération de bouchers. Certains artisans, après avoir fermé leur boutique, ont eux-mêmes opté pour cette formule.

Toutefois, des professionnels alertent sur les risques de ce modèle. L’indépendance exige une solide maîtrise technique et une capacité à gérer son activité, ce qui ne convient pas à tous les profils. Le choix entre salariat et prestation nécessite donc une réflexion approfondie.

Intérim et prestations, des solutions par défaut

Pour Charlotte Guillonneau, présidente de la Fédération des artisans bouchers de Loire-Atlantique, il manquerait en moyenne un salarié par boucherie dans le département. Face à cette réalité, de plus en plus d’entreprises se tournent vers la prestation de service ou l’intérim.

Longtemps réservée aux grandes surfaces, l’intérim s’impose désormais dans l’artisanat. Certaines boucheries y ont recours ponctuellement pour faire face aux périodes de forte activité ou aux absences imprévues. Cette solution permet de maintenir le service, mais ne remplace pas une équipe pérenne.

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Sources

  • Témoignages d’artisans bouchers près de Nantes
  • Fédération des artisans bouchers de Loire-Atlantique
  • Données nationales sur l’emploi en boucherie artisanale
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