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Longtemps présentée comme une ville « basculant dans l’insécurité » après plusieurs faits de violence très médiatisés à partir de 2019. Nantes continue pourtant d’afficher, selon les données officielles, une évolution globale de la délinquance en recul sur le long terme. Le bilan départemental de la délinquance 2024, publié par la préfecture de Loire-Atlantique, consacre un focus spécifique à Nantes et Saint-Nazaire, deux territoires qui concentrent une part importante des faits enregistrés dans le département.
Nantes : un volume élevé, mais une tendance orientée à la baisse
En 2024, 23 888 faits de délinquance ont été recensés à Nantes. Ce chiffre marque une baisse de 2,87 % par rapport à 2023 et surtout une diminution de 22,56 % par rapport à 2019, année souvent citée comme un point de bascule dans le débat public.
La délinquance nantaise représente à elle seule 28,85 % de l’ensemble des faits constatés en Loire-Atlantique. Dans le détail, les atteintes aux biens reculent de 4,63 %, tandis que les atteintes à l’intégrité physique des personnes enregistrent également une baisse de 3,02 %.
Les services de l’État soulignent par ailleurs l’impact de la présence renforcée de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN), régulièrement appuyée par des unités de force mobile, notamment dans le centre-ville et les quartiers sensibles. Cette intensification de l’action policière se traduit par une hausse de 14,12 % des infractions révélées par l’activité des services.
En matière de lutte contre les stupéfiants, le constat est plus contrasté. Les faits constatés progressent de 25,22 % et le nombre de personnes mises en cause augmente de 32,44 %, une évolution que les autorités relient à une stratégie assumée de contrôles et d’interpellations ciblées.
Saint-Nazaire : des indicateurs globalement en recul
À Saint-Nazaire, 5 217 faits de délinquance ont été enregistrés en 2024. Là aussi, la tendance est à la baisse, avec -1,32 % par rapport à 2023 et -3,12 % par rapport à 2019.
Les atteintes aux biens diminuent de 3,85 %. En revanche, les atteintes à l’intégrité physique des personnes progressent légèrement, avec une hausse de 0,78 %.
Depuis l’été 2024, la présence policière renforcée dans plusieurs quartiers sensibles de la ville produit des effets visibles dans les statistiques. Les infractions révélées par l’action des services augmentent de 14,26 %, un niveau supérieur à la moyenne départementale. Les infractions liées aux stupéfiants atteignent 472 faits, en hausse de 9,51 % sur un an.
Entre perception et réalité statistique
Si certains faits violents survenus depuis 2019 ont profondément marqué l’opinion publique, les données consolidées du ministère de l’Intérieur indiquent une évolution différente de celle souvent véhiculée dans le débat médiatique. À Nantes, le nombre de crimes et délits est passé de 32 697 en 2019 à 24 126 en 2024, soit une baisse de 26,2 % en cinq ans.
Ces chiffres, parfois légèrement différents de ceux publiés par la préfecture en raison des méthodes de comptabilisation, confirment néanmoins une tendance de fond à la diminution, malgré une concentration persistante de certains phénomènes et une visibilité accrue des actions de police.
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