Violences sexuelles dans le sport : les signalements progressent en Loire-Atlantique

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En Loire-Atlantique, les signalements de violences sexistes et sexuelles dans le sport sont en hausse. Le SDJES a recensé 24 signalements en 2025, contre 5 en 2022. Une progression qui traduit aussi une meilleure identification des dispositifs d’alerte.

Des signalements plus nombreux depuis la libération de la parole

Les violences sexistes et sexuelles dans le sport sont davantage signalées en Loire-Atlantique.

Selon les chiffres communiqués par le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, 24 signalements ont été enregistrés en 2025. En 2022, le service en comptait 5.

Cette hausse ne signifie pas seulement que les faits augmentent. Elle montre aussi que les victimes, les familles, les clubs et les témoins identifient mieux les circuits de signalement.

Depuis 2019 et 2020, plusieurs témoignages de sportives ont contribué à lever l’omerta dans le milieu sportif. Celui de la patineuse nantaise Sarah Abitbol a notamment marqué un tournant national.

Comment les dossiers sont traités

Lorsqu’un signalement arrive, il peut déclencher une enquête administrative menée par les services de l’État.

Le rôle de cette procédure est de vérifier si une personne mise en cause peut continuer à encadrer des pratiquants, en particulier des mineurs.

La cellule nationale Signal-Sports centralise les signalements, les analyse et les oriente vers les services compétents. Elle accompagne aussi les SDJES dans les enquêtes administratives et dans leur articulation avec les procédures judiciaires.

Selon le ministère des Sports, les préfets peuvent prendre des mesures rapides, comme une suspension ou une interdiction temporaire ou définitive d’exercer. Ces décisions administratives peuvent intervenir sans attendre l’issue d’une procédure pénale.

Une cellule départementale active en Loire-Atlantique

La Loire-Atlantique dispose d’un outil local spécifique : la cellule VIDS, dédiée aux violences, incivilités et discriminations dans le sport.

Cette cellule départementale est pilotée par le SDJES. Elle associe notamment le mouvement sportif, le Conseil départemental, la Ville de Nantes et d’autres partenaires locaux.

Son rôle est double. Elle traite les situations signalées et elle mène aussi un travail de prévention auprès des clubs, des comités sportifs et des organisateurs d’événements.

Une charte départementale, approuvée en 2025 par le Conseil départemental, confirme cette volonté commune de prévenir, analyser, accompagner et pérenniser les actions contre les violences et discriminations dans le sport.

Des profils de victimes et de mis en cause mieux documentés

Les données locales montrent une forte vulnérabilité des mineurs et des femmes.

D’après les éléments transmis par le SDJES, 96 % des victimes recensées sont de sexe féminin. Parmi elles, 72 % étaient mineures au moment des faits.

Du côté des personnes mises en cause, 90 % sont des hommes. Les éducateurs sportifs représentent 75 % des mis en cause, dont la moitié sont bénévoles. Les dirigeants représentent 16 % des situations évoquées.

Les disciplines concernées sont variées. Les autorités insistent donc sur la nécessité d’une vigilance globale, quel que soit le niveau de pratique ou le type de club.

Prévenir, former et afficher les contacts d’urgence

La prévention prend une place croissante dans les réponses publiques.

En Loire-Atlantique, le SDJES a structuré son action autour de trois axes : protéger les pratiquants, sensibiliser le mouvement sportif et former les encadrants.

Au niveau national, l’affichage de Signal-Sports est devenu obligatoire dans les établissements d’activités physiques et sportives depuis novembre 2025. L’objectif est de rendre le dispositif visible dans les lieux de pratique.

La prochaine étape locale consiste à former des référents violences sexistes et sexuelles dans chaque comité sportif départemental. Ces relais doivent faciliter l’écoute, l’orientation et la remontée des alertes.

Comment signaler une violence dans le sport

Une victime, un témoin, un parent, un dirigeant ou une association peut transmettre un signalement.

L’adresse nationale dédiée est signal-sports@sports.gouv.fr.

En cas de danger immédiat, il faut contacter les services d’urgence. Pour les mineurs en danger, le 119 reste le numéro national de référence.

Ce qu’il faut retenir

  • 24 signalements ont été recensés en Loire-Atlantique en 2025, contre 5 en 2022.
  • 96 % des victimes recensées localement sont de sexe féminin.
  • 72 % des victimes étaient mineures au moment des faits.
  • 90 % des mis en cause sont des hommes.
  • 75 % des mis en cause sont des éducateurs sportifs, dont la moitié sont bénévoles.
  • 16 % des mis en cause sont des dirigeants.
  • Signalement : signal-sports@sports.gouv.fr.
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