Fête du jour
Chargement…
Citation du jour
Chargement…
Événement du jour
Chargement…
Plus de 100 000 vues en 24 heures sur les réseaux sociaux et un relais par plusieurs médias nationaux ont relancé hier le débat à Nantes autour d’une statue de Louis XVI, érigée au début du XIXe siècle sur une colonne monumentale. À l’occasion de l’anniversaire de la décapitation du roi le 21 janvier 1793, des voix politiques ont exigé son retrait de l’espace public, tandis que d’autres Nantais défendent sa conservation comme élément du patrimoine.
Un monument historique qui intrigue
La colonne Louis XVI est un monument installé place Louis XVI — aujourd’hui place du Maréchal-Foch à Nantes — qui comporte une statue du souverain français érigée sous la Restauration en août 1823. Nantes est l’une des rares villes françaises à posséder encore une statue publique de Louis XVI, ce qui en fait un sujet sensible dans le débat sur la mémoire collective.
Le projet initial de monument remonte à la fin du XVIIIe siècle et fut réalisé seulement après plusieurs interruptions liées aux bouleversements politiques de l’époque. Depuis, la colonne et sa statue ont traversé l’histoire de la ville, devenant à la fois patrimoine visible et objet de questionnements.
Polémique relancée autour de l’espace public
La polémique a pris de l’ampleur lorsque la tête de liste de La France insoumise (LFI) à Nantes pour les élections municipales de 2026, William Aucant, a proposé de retirer la statue de Louis XVI de l’espace public, la jugeant incompatible avec les valeurs républicaines. Selon lui, ce symbole royaliste devrait être transféré dans un musée pour être présenté avec contexte historique, et l’espace libéré pourrait accueillir une figure plus représentative de la République, comme Marianne, après consultation des Nantais.
« Le maintien de cette statue dans l’espace public reviendrait à entretenir l’apologie d’un homme prêt à sacrifier son peuple pour préserver son pouvoir », estime le mouvement.
Voix divergentes dans la société nantaise
Les réactions des habitants sont partagées. Pour certains, conserver des éléments historiques dans l’espace urbain est une manière de préserver la mémoire collective et d’inciter à l’interrogation citoyenne. D’autres considèrent qu’un symbole monarchique n’a plus sa place dans une cité républicaine et qu’un renouveau des monuments publics pourrait mieux refléter les valeurs contemporaines.
Certains défenseurs d’une transformation suggèrent même d’instaurer des œuvres en hommage aux révolutions françaises ou à des figures féminines et républicaines, dans un mouvement de réinterprétation de l’histoire visible dans l’espace public.
Une ville entre héritage et débat symbolique
À Nantes, cette question symbolique intervient alors que la ville est également engagée dans des projets culturels mêlant patrimoine et création contemporaine. Des initiatives artistiques, comme des installations qui jouent avec la colonne Louis XVI pour en proposer une lecture décalée ou critique, montrent que la statuaire publique peut être confrontée à une interprétation renouvelée.
La maire de Nantes, Johanna Rolland, n’a pas souhaité faire de commentaire public sur cette proposition, laissant le débat s’exprimer librement dans le cadre des municipales à venir.
Mini-jeu IMN : les paires fugitives
Retrouve toutes les paires avant qu’elles ne changent de place.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




