Neige à Nantes : comment le sel des marais de Guérande est utilisé pour le déneigement

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Alors que plusieurs épisodes neigeux ont frappé l’Ouest ces derniers jours, les marais salants de Guérande ont été mis à contribution d’une manière bien particulière. Le sel trop gros ou jugé impropre à la consommation, appelé « sel de rebut », est utilisé pour le déneigement des routes. Un recyclage local qui permet d’éviter tout gaspillage.

Un sel écarté de la consommation, mais pas inutile

Dans le processus de récolte du sel de Guérande, tout le sel produit n’est pas destiné à finir sur les tables. Le gros sel est systématiquement tamisé avant sa commercialisation. Les cristaux trop volumineux, ou le sel tombé au sol lors des manipulations, sont mis de côté.

Ce sel n’est donc pas du sel de table. Il est cependant parfaitement adapté à un autre usage essentiel en période hivernale : le traitement des routes en cas de neige ou de verglas.

Les collectivités se réapprovisionnent en urgence

Depuis le début de l’épisode neigeux, plusieurs collectivités ont dû faire face à une consommation de sel bien supérieure aux prévisions. Les communautés d’agglomération de la presqu’île guérandaise, de la région nazairienne, de Nantes et d’Angers se sont ainsi tournées vers les marais de Guérande pour reconstituer leurs stocks.

Chaque année, la coopérative constitue une réserve spécifique de sel de rebut, précisément pour cet usage. Mais ces derniers jours, les besoins ont été tels que les camions se sont succédé sans interruption.

Selon Laurent Sériat, directeur général de la coopérative des paludiers de Guérande et de Terre de Sel, plus de 100 tonnes de sel auraient déjà été vendues depuis le lundi 5 janvier, uniquement pour répondre aux besoins liés au déneigement.

Une activité marginale pour les paludiers

Malgré cette forte demande ponctuelle, la vente de sel destiné au déneigement reste marginale dans l’activité économique des paludiers. « C’est 0,8 % de notre business », précise le directeur général de la coopérative.

À l’inverse, l’immense majorité de la production annuelle, environ 98 %, est destinée à l’alimentation, qu’il s’agisse de gros sel ou de fleur de sel.

Ce modèle permet néanmoins de valoriser l’ensemble de la récolte. À Guérande, rien ne se perd : même le sel jugé imparfait trouve une utilité concrète, au service des collectivités et de la sécurité routière.

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Sources

  • Coopérative des paludiers de Guérande – Terre de Sel (communication officielle)
  • Déclarations de Laurent Sériat, directeur général de la coopérative
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