Un collège remplace les sanctions par du bénévolat aux Restos du Cœur dès 2026

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À Bourg-de-Péage, dans la Drôme, le collège de l’Europe a signé une convention avec le centre des Restos du Cœur de Romans-sur-Isère. À partir de 2026, certains élèves sanctionnés ne seront plus systématiquement envoyés en retenue ou exclus temporairement. À la place, ils pourront être orientés vers des actions de bénévolat, en dehors du temps scolaire, le soir ou le week-end.

Cette mesure vise à proposer une alternative aux sanctions classiques. Le principe est simple : lorsqu’un collégien commet une faute, la sanction peut prendre la forme d’un engagement solidaire, encadré par une convention officielle entre l’établissement et l’association.

Renforcer la dimension éducative de la sanction

Pour la direction du collège, l’objectif est clair : donner davantage de sens aux sanctions. Le principal explique que cette démarche doit permettre de faire réfléchir l’élève, de l’aider à se responsabiliser et à gagner en maturité. Il rappelle aussi que ce type de dispositif reste rare dans les établissements scolaires, notamment en raison des difficultés à trouver des partenaires associatifs capables d’accueillir des jeunes dans un cadre structuré.

Dans ce contexte, la signature d’une convention avec les Restos du Cœur offre un cadre formel, sécurisé et compatible avec les exigences de l’Éducation nationale. Elle définit les conditions d’accueil, les missions proposées et les modalités de suivi des élèves concernés.

Des exclusions remplacées par des missions solidaires

Concrètement, un élève menacé par une exclusion pourra se rendre au centre des Restos du Cœur de Romans-sur-Isère pour découvrir le fonctionnement de l’association et donner un coup de main aux bénévoles. Il ne s’agit pas d’un simple passage symbolique, mais d’une participation réelle aux activités du centre, dans la limite de ce que la loi et l’organisation interne autorisent pour des mineurs.

L’idée est de transformer une situation disciplinaire en expérience éducative. En participant à des actions de solidarité, l’élève est confronté à d’autres réalités sociales, ce qui peut favoriser une prise de conscience et un changement de comportement plus durable qu’une sanction purement punitive.

Un partenariat qui s’inscrit dans la continuité

Du côté des Restos du Cœur, le responsable du centre de Romans-sur-Isère voit dans cette convention la continuité d’une démarche déjà existante. L’association accueille régulièrement des collégiens et des lycéens, notamment dans le cadre de stages. Le partenariat avec le collège de l’Europe vient structurer ces accueils dans une logique éducative liée au cadre scolaire.

Ce dispositif sera observé de près lors de sa mise en œuvre en 2026. Il s’inscrit dans un débat plus large sur le rôle des sanctions à l’école et sur les moyens de favoriser la responsabilisation des élèves, tout en apportant un soutien concret à une association locale engagée dans la lutte contre la précarité.

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Protégé : Samir Aouad

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