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La Loire-Atlantique possède une particularité culturelle assez rare en France. Avec trente-six salles membres, le réseau Scala constitue aujourd’hui le plus important réseau départemental de cinémas associatifs du pays. Créé en 2006 à l’initiative du Département de Loire-Atlantique, ce réseau accompagne depuis près de vingt ans des cinémas indépendants dans leur programmation et leur formation.
Un réseau né pour préserver les cinémas associatifs
Dans les années 2000, l’essor du cinéma industriel et l’arrivée de nouvelles technologies ont soulevé une question majeure : quel avenir pour les cinémas associatifs locaux ? Face à cette évolution du secteur, le Département de Loire-Atlantique a décidé d’agir afin de préserver ces salles souvent issues de l’histoire culturelle locale.
C’est dans ce contexte qu’a été créé en 2006 le réseau Scala, pour Salles de cinéma associatives de Loire-Atlantique. L’objectif était clair : accompagner ces structures dans leur programmation, leur développement et la formation de leurs équipes.
Le réseau a d’abord été piloté par Catherine Cavelier, figure du cinéma nantais et présidente du Cinématographe. Aujourd’hui, il est dirigé par Simon Hindié, qui poursuit ce travail de coordination et d’accompagnement auprès des salles.
« Nous sommes missionnés depuis vingt ans par le Département. Nous intervenons comme structure ressource, notamment pour la formation et la programmation auprès des 36 cinémas », explique-t-il.
Des cinémas hérités des patronages du XXe siècle
La particularité de ces cinémas réside aussi dans leur origine. Beaucoup d’entre eux proviennent des salles de patronage du début du XXe siècle, progressivement transformées en associations culturelles locales.
Plusieurs salles emblématiques illustrent cette histoire culturelle locale. C’est notamment le cas du Jeanne-d’Arc à La Bernerie-en-Retz, de L’Odéon à Guéméné-Penfao, du Jacques-Demy à Divatte-sur-Loire ou encore du Saint-Paul à Rezé.
Malgré des modes de fonctionnement variés, ces cinémas partagent un socle commun de valeurs culturelles et sociétales. Ils restent également indépendants sur le plan financier.
Une grande diversité de salles et de fonctionnement
Les cinémas du réseau Scala présentent des organisations très différentes. Certaines structures reposent presque exclusivement sur l’engagement de bénévoles, tandis que d’autres disposent d’équipes salariées.
C’est par exemple le cas de petites salles comme L’Atlantic à La Turballe ou Le Saint-Michel à Legé, qui fonctionnent grâce à l’implication de bénévoles locaux.
À l’inverse, d’autres cinémas disposent de plusieurs écrans et emploient plusieurs salariés. C’est notamment le cas de L’Eden d’Ancenis ou du Généric d’Héric, qui exploitent chacun plusieurs salles.
Le dernier établissement à rejoindre le réseau est La Toile de mer à Pornichet, ouvert en 2023 et labellisé Art et Essai.
Un réseau unique en France
Avec ses trente-six salles membres, Scala constitue aujourd’hui une situation unique à l’échelle nationale. Peu de territoires disposent d’un réseau départemental aussi dense et structuré autour du cinéma associatif.
Selon Charlotte Sarrazin, cette dynamique témoigne de l’attachement du territoire au septième art. « Scala montre la dynamique autour du 7e art en Loire-Atlantique, où le cinéma est un loisir répandu, avec un bel avenir devant lui ».
Entre héritage historique et engagement associatif, ces cinémas continuent ainsi de faire vivre la culture cinématographique au cœur des territoires.
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