Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : la prise de position de Christelle Morançais

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Lundi 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à restreindre l’usage du téléphone portable dans les lycées. Le texte, soutenu par le gouvernement, a été approuvé par 130 voix contre 21 et bénéficie d’une procédure accélérée.

Dans la foulée de ce vote, plusieurs responsables politiques ont réagi. Ce mercredi 28 janvier 2026, la présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais, a publié un message très critique sur les réseaux sociaux, remettant en cause l’approche choisie par le législateur.

Sans nier les risques liés aux plateformes numériques, elle estime que l’interdiction n’apporte pas de réponse durable et détourne le débat de la question qu’elle juge centrale : le rôle des parents dans l’encadrement des usages numériques.

Une critique du « réflexe d’interdiction »

Dans son message, Christelle Morançais compare cette nouvelle loi à d’autres polémiques passées, où l’exclusion ou la suppression d’un usage est présentée comme une solution rapide à un problème plus complexe. Selon elle, cette approche permet d’éviter « les questions qui fâchent », notamment celles liées à l’éducation et à la transmission des limites.

Elle souligne également les difficultés pratiques que pose une interdiction généralisée : contrôle de l’âge, contournements techniques, cadre juridique incertain. Des points déjà relevés par plusieurs experts auditionnés lors des travaux parlementaires.

Un débat plus large sur la place des familles

La responsable régionale insiste sur ce qu’elle qualifie de « paternalisme d’État », qui risquerait selon elle d’affaiblir encore davantage la notion de responsabilité individuelle et familiale.

« Aucune loi ne remplacera jamais un cadre parental à la fois bienveillant, strict et juste », conclut-elle, appelant à une réflexion plus globale sur l’accompagnement des jeunes face aux usages numériques plutôt qu’à une logique d’interdiction.

Un texte soutenu par une large majorité politique

La proposition de loi portée par la députée Laure Miller (Renaissance) a reçu le soutien du camp gouvernemental, d’une large partie des socialistes ainsi que de l’alliance Rassemblement national – Union des droites pour la République. Seuls les députés « insoumis » et deux élus écologistes ont voté contre.

Avant le vote, la députée à l’origine du texte avait défendu la nécessité de poser une limite claire dans la société, estimant que les réseaux sociaux, initialement conçus pour relier et informer, produisent aujourd’hui des effets délétères sur la santé psychologique des plus jeunes.

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Sources

  • Assemblée nationale — Vote de la proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs (26 janvier 2026)
  • Compte officiel de Christelle Morançais — publication du 28 janvier 2026
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