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Ce hors-série d’Infos-Média Nantes aborde un phénomène national qui touche désormais de nombreuses grandes villes, dont Nantes et sa métropole. Les témoignages présentés ici ont été recueillis par nos confrères de France Info, que nous citons dans un objectif de prévention et de sensibilisation locale.
Une pratique banalisée qui mène à des handicaps sévères
Le protoxyde d’azote, souvent appelé « proto », continue d’être utilisé comme produit récréatif par certains jeunes. Derrière son apparence anodine, ce gaz peut provoquer des atteintes neurologiques graves. Le 3 décembre à Alès (Gard), trois adolescents sont morts noyés après la chute de leur voiture dans une piscine ; quatre bouteilles de gaz hilarant ont été retrouvées dans le véhicule.
Au centre de rééducation de l’Oiseau Blanc, à Mantes-la-Jolie, cinq jeunes sont actuellement hospitalisés pour des paralysies partielles liées au proto. Ils suivent un programme intensif en rééducation neurologique, aux côtés de patients victimes d’AVC ou atteints de maladies neurodégénératives. Leur quotidien rappelle que les conséquences peuvent être lourdes et durables.
« Ce n’est pas une vie » : le témoignage de Marc
Marc*, une vingtaine d’années, se déplace désormais en fauteuil roulant. Ancien surveillant dans un collège, il a consommé du proto « quatre ou cinq fois par semaine » pendant plusieurs années. Les premiers signaux d’alerte sont apparus récemment : douleurs dans les pieds, puis le bas du dos, jusqu’à la perte quasi totale de mobilité.
« Mon quotidien est ennuyant. Il n’y a rien à faire à part les séances. Ce n’est pas une vie », confie-t-il. Honteux de sa situation, il souhaite néanmoins témoigner pour alerter. Les médecins estiment qu’une rééducation longue pourrait lui permettre de remarcher, à condition de ne jamais replonger dans la consommation de protoxyde d’azote.
Une dépendance psychologique sous-estimée
Le docteur Ali Khaled, qui suit plusieurs jeunes victimes du proto, rappelle que cette addiction est avant tout psychologique. « Le proto provoque un état de bien-être très intense pendant trente secondes. Les jeunes veulent recommencer », explique-t-il. En une seule soirée, certains peuvent consommer une dizaine de ballons.
Omar, hospitalisé pour une sclérose en plaques, décrit une pratique omniprésente dans son quartier : « C’est plus facile d’acheter du proto qu’une baguette ». La première consommation se fait souvent entre amis, puis certains continuent seuls, pour oublier leurs soucis, avec des budgets pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros par week-end.
Prévenir pour éviter le pire : un enjeu aussi pour Nantes
Face à l’augmentation des cas, des initiatives de prévention se développent. Sur TikTok, l’association Stop Ballon diffuse des vidéos où l’on voit notamment Omar, filmé dans sa chambre de rééducation, rappeler les risques et appeler à renoncer à ces soirées. Certaines vidéos cumulent plusieurs millions de vues.
Le directeur du centre de l’Oiseau Blanc, Arnaud Dalbis, souligne les limites du système : les patients sont pris en charge environ 90 jours, avant que l’Assurance maladie ne cesse de financer le séjour. Les familles, même solides, ne peuvent pas toujours assurer seules cet accompagnement. Autant de raisons qui poussent à renforcer la prévention, y compris à Nantes et dans sa métropole, où ce phénomène commence aussi à se manifester.
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