Union à gauche, droite mobilisée, centre en embuscade : Nantes entre dans la course municipale

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Huit listes sont en lice pour les prochaines élections municipales à Nantes, avec une configuration politique plus éclatée que lors des précédents scrutins. Cinq listes se situent à gauche, une au centre et deux à droite. La maire sortante, Johanna Rolland, conduit la liste « La gauche unie pour Nantes », une union de gauche inédite dès le premier tour.

La principale nouveauté par rapport à 2014 et 2020 est la présence des écologistes sur la liste de la maire sortante. Leur ralliement dès le premier tour constituait un enjeu stratégique important, compte tenu de leur poids électoral lors des précédentes municipales, avec 15 % en 2014 et près de 20 % en 2020. Pour comprendre plus en détail les discussions autour des écologistes et de leurs alliances, tu peux lire notre article sur Marie Vitoux : l’union des écologistes et les enjeux LFI.

Une union de gauche sans LFI ni Nantes populaire

Cette coalition ne comprend ni La France insoumise (LFI), ni la liste Nantes populaire. Cette dernière entend s’adresser aux mêmes catégories sociales que LFI, notamment les classes populaires, ce qui crée une concurrence directe entre les deux forces politiques à gauche. Pour en savoir plus sur les positions de LFI dans cette élection, consulte Municipales Nantes – LFI et Nouvelle Nantes.

L’une des principales inconnues du scrutin reste la stratégie de LFI au second tour. Le mouvement indique régulièrement ne pas vouloir s’allier avec le Parti socialiste, position que porte également Johanna Rolland au sein du PS. Pour autant, la cheffe de file écologiste Marie Vitoux a exprimé le souhait qu’une alliance puisse se construire entre les deux tours.

Un centre-gauche autonome et une droite qui vise le duel

Candidat classé au centre-gauche, Mounir Belhamiti a officiellement annoncé sa candidature et conduira sa propre liste. Conseiller municipal d’opposition, il a expliqué ne pas vouloir s’associer à Foulques Chombart de Lauwe, qu’il juge trop positionné à droite sur l’échiquier politique. Pour plus de contexte sur l’ensemble des candidatures et les profils en lice, tu peux lire notre article détaillé sur Margot Medkour et les autres candidats aux municipales.

Cette candidature vient concurrencer un électorat également visé par Foulques Chombart de Lauwe, candidat soutenu par Les Républicains et plusieurs personnalités nationales. Les deux camps cherchent à structurer le débat autour d’un duel gauche-droite opposant la maire sortante et le candidat de la droite, en tentant de réduire la visibilité des autres listes.

Une campagne déjà très polarisée

Johanna Rolland affirme vouloir mener une campagne fondée sur une confrontation de projets face à son principal adversaire. De son côté, Foulques Chombart de Lauwe multiplie les prises de parole critiques à l’encontre de la gestion municipale sortante et se projette déjà dans la perspective du second tour.

Le candidat LR a d’ailleurs tenu son premier grand meeting de campagne à la Cité des congrès, en présence de sa co-listière Sarah El Haïry, de la présidente de région Christelle Morançais, du président des Républicains Bruno Retailleau et de la ministre Aurore Bergé. Sur scène, il a présenté les grandes lignes de son programme et vivement critiqué la politique municipale en place.

Le rôle du RN reste une autre inconnue du premier tour

Autre point d’interrogation de ce scrutin, la capacité du Rassemblement national à peser sur le premier tour. Sa place dans l’équation électorale pourrait influencer la configuration du second tour et les stratégies d’alliances. Dans un paysage politique fragmenté, le résultat du premier tour apparaît plus incertain que lors des précédentes municipales nantaises.

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