À Nantes, la Fonderie Atlantique Industrie s’arrête après un siècle d’activité dans la propulsion navale

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Installée dans le quartier de Chantenay, à Nantes, la Fonderie Atlantique Industrie (FAI) va mettre fin à ses activités. Spécialisée dans la fabrication d’hélices et de pales de très grande taille pour l’industrie navale, l’entreprise faisait partie des acteurs industriels capables de produire des pièces de propulsion de haute technicité. La décision de fermeture a été annoncée en début d’année aux derniers salariés du site.

Un site historique de l’industrie nantaise

La Fonderie Atlantique Industrie est installée dans une vaste bâtisse de briques rouges située dans le quartier de Chantenay, à Nantes. Le bâtiment, qui fut autrefois une centrale électrique, abrite depuis des décennies une activité industrielle liée à la construction navale.

Créée au début du XXe siècle, l’entreprise s’est progressivement spécialisée dans la fonderie de cuivre destinée à la propulsion maritime. Dès les années 1930, elle produit notamment des pièces pour les navires et développe un savoir-faire reconnu dans la fabrication d’hélices de grande dimension.

Au fil des décennies, la fonderie a équipé de nombreux bâtiments emblématiques de la marine et de la construction navale française.

  • des sous-marins destinés à différents pays
  • le porte-avions Charles de Gaulle
  • le célèbre paquebot France

Ce savoir-faire très spécialisé faisait de la FAI l’un des rares sites capables de produire des hélices navales au format XXL.

Un partenaire industriel stratégique pour Naval Group

La Fonderie Atlantique Industrie est également un partenaire industriel de Naval Group. Elle fait partie de la Base industrielle et technologique de défense, qui regroupe les entreprises françaises participant aux programmes militaires.

Dans ce contexte, la disparition d’un acteur capable de produire des pièces de propulsion aussi spécifiques interroge certains observateurs du secteur, notamment dans une période marquée par des tensions géopolitiques et par une forte demande dans l’industrie navale.

Paradoxalement, les carnets de commandes des grands acteurs de la construction navale, comme les Chantiers de l’Atlantique ou Naval Group, restent bien remplis.

Une activité fragilisée ces dernières années

Malgré ce contexte global favorable à l’industrie maritime, la situation économique du site nantais s’est fragilisée ces dernières années.

La fonderie avait progressivement réduit sa taille. L’usine, qui employait autrefois de nombreux ouvriers, ne comptait plus qu’une dizaine de salariés au moment de l’annonce de la fermeture.

Le chiffre d’affaires a également reculé :

  • plus de 3 millions d’euros en 2023
  • environ 2,5 millions d’euros en 2024

Selon la direction du site, l’activité connaissait des variations importantes et manquait de visibilité à court terme, notamment pour le premier semestre 2026.

La société appartient depuis 2000 au groupe Les Bronzes d’Industrie, basé en Moselle. Ce groupe industriel emploie environ 350 salariés pour un chiffre d’affaires proche de 50 millions d’euros.

Un avenir incertain pour le site et les salariés

L’annonce de l’arrêt de la production a été faite discrètement aux salariés restants. La décision prévoit notamment l’extinction des fours du site nantais.

Plusieurs questions restent désormais ouvertes :

  • quel avenir pour les salariés du site
  • l’éventuelle recherche d’un repreneur
  • le lieu de fabrication futur des hélices produites jusqu’ici à Nantes

À ce stade, le groupe propriétaire n’a pas détaillé publiquement les perspectives concernant la poursuite éventuelle de cette activité industrielle.

La fermeture de la Fonderie Atlantique Industrie marque ainsi la disparition d’un site industriel historique du paysage nantais, lié depuis plus d’un siècle à l’histoire maritime et navale de la ville.

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Sources : informations rapportées par Ouest-France, 6 mars 2026.

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