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À Orvault, au nord de Nantes, l’inquiétude grandit autour de l’école élémentaire du Bois Saint-Louis. Parents d’élèves et enseignants y dénoncent une dégradation continue du climat scolaire. Insultes, violences entre élèves, dégradations de matériel : les tensions se multiplient dans cet établissement public situé dans un quartier résidentiel en mutation.
Dernier incident en date : un élève aurait tenté d’allumer un feu dans la cour avec un briquet. Pour les familles, cet épisode est « le signe d’un malaise profond ». En trois ans, l’équipe pédagogique a été renouvelée à trois reprises, signe d’un épuisement professionnel croissant et d’un climat de travail de plus en plus fragile.
Des demandes urgentes adressées à l’Éducation nationale
Soutenus par le député Karim Benbrahim et la municipalité d’Orvault, les représentants des parents réclament une intervention rapide du ministère. Un rendez-vous prévu à Paris le 14 octobre a été reporté en raison du changement de ministre, prolongeant une attente jugée « insoutenable » par les enseignants.
Les familles formulent plusieurs demandes concrètes :
- la création d’un poste d’enseignant supplémentaire ;
- une décharge complète pour la directrice ;
- la présence régulière d’un psychologue ou médiateur scolaire ;
- et la révision des critères d’accès à l’éducation prioritaire.
« Les élèves ont besoin de retrouver un cadre apaisé, propice à l’enseignement et à leur réussite », plaide Karim Benbrahim. Le maire Jean-Sébastien Guitton rappelle de son côté que « la Ville reste mobilisée, mais ne peut se substituer à l’État ».
Une école symbole d’un malaise plus large
Le Collectif Éducation Prioritaire 44 parle d’« écoles orphelines » : ces établissements accueillent un public fragile sans bénéficier des moyens alloués à l’éducation prioritaire, faute d’un rattachement administratif à un collège labellisé. Une situation qui alimente les inégalités et décourage les enseignants les plus expérimentés.
Les parents d’élèves assurent vouloir poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir des réponses concrètes. « Nous voulons simplement que nos enfants puissent apprendre sereinement », résume une mère d’élève. Un appel à l’aide entendu, mais toujours en attente d’un plan d’action national.
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