À Nantes, la communauté rom se mobilise avant le second tour des municipales

Fête du jour

Chargement…

Citation du jour

Chargement…

Événement du jour

Chargement…

À deux jours du second tour des élections municipales, une partie de la communauté rom originaire de Roumanie à Nantes cherche à peser dans le débat local. Plusieurs centaines de personnes se sont récemment inscrites sur les listes électorales. Samedi 21 mars, une manifestation a aussi été organisée dans le centre-ville pour interpeller les candidats encore en lice et rappeler des revendications liées à la dignité, au logement et à la scolarisation des enfants.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte électoral particulièrement serré. Le second tour des municipales à Nantes se tiendra ce dimanche 22 mars 2026. Il opposera Johanna Rolland, maire sortante, à Foulques Chombart de Lauwe, après un premier tour marqué par un écart réduit entre les deux principales listes. Dans cette configuration, quelques centaines de voix peuvent compter dans le résultat final.

Une campagne d’inscription pour faire entendre une voix citoyenne

Selon les éléments avancés par le collectif Zor, près de 400 personnes d’origine roumaine ont demandé leur inscription sur les listes électorales à Nantes. Cette démarche repose sur un droit reconnu aux citoyens de l’Union européenne résidant en France pour les élections municipales. L’objectif affiché est clair : rappeler que ces habitants participent à la vie de la ville et qu’ils entendent être pris en compte dans les choix politiques locaux.

Anina Ciuciu, avocate et porte-parole du collectif Zor, présente cette campagne comme une manière d’obtenir une reconnaissance pleine dans l’espace démocratique nantais. Le collectif demande aux futurs élus d’intégrer dans leurs priorités la situation des personnes vivant dans une grande précarité, avec une attention particulière portée à la dignité, aux conditions de vie et au droit à l’éducation.

Le sujet dépasse la seule échéance électorale. En filigrane, cette mobilisation pose la question de la place des citoyens européens les plus précaires dans le débat public local. Elle interroge aussi la capacité des responsables politiques à traiter ces réalités autrement que sous l’angle de l’urgence.

Mini-jeu : attrape les mots liés au vote et à la mobilisation

Attrape uniquement les mots liés au vote, à la citoyenneté et à la mobilisation. Le rythme s’accélère au fil du temps. Trois erreurs et la partie s’arrête.

🗳️

Score : 0 | Meilleur : 0 | Temps : 0 s | Vies : ❤️❤️❤️

Bons mots : vote, listes, citoyen, mairie, école, dignité. Intrus : objets et mots sans lien avec le sujet.

Un enjeu politique et social à quelques heures du scrutin

La prise de parole de cette communauté intervient au moment où la campagne nantaise se tend. Le scrutin de dimanche s’annonce très disputé et la question de la participation est devenue centrale. Dans ce contexte, la mobilisation de plusieurs centaines d’électeurs potentiels prend une portée symbolique et politique forte.

Le message porté par le collectif Zor est double. D’un côté, il s’agit de rappeler un droit électoral bien réel pour des citoyens européens installés à Nantes. De l’autre, il s’agit d’exiger des réponses concrètes sur les conditions de vie, l’accès à l’école et la reconnaissance de personnes souvent reléguées en marge du débat public.

À la veille du second tour, cette mobilisation remet donc au centre une question simple : qui est réellement considéré comme un citoyen à part entière dans la vie démocratique locale ? À Nantes, la réponse pourrait aussi se jouer dans les urnes ce dimanche.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.