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Crédit photo : Ville de Saint-Brévin-les-Pins
Ce samedi 14 mars 2026, une cérémonie d’hommage s’est tenue à Saint-Brevin-les-Pins pour commémorer la catastrophe du Boivre, un drame survenu le 17 mars 1945. Plus de huit décennies après l’explosion meurtrière, la mémoire des victimes reste profondément ancrée dans l’histoire locale.
Une cérémonie pour entretenir la mémoire
Organisée par l’Association Souvenir Boivre Lancaster (ASBL), la cérémonie a réuni élus, représentants d’associations patriotiques, porte-drapeaux et habitants venus rendre hommage aux victimes. Des gerbes ont été déposées et plusieurs moments de recueillement ont marqué la commémoration.
Chaque année, cet hommage rappelle l’un des épisodes tragiques de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la région. Le drame a touché plusieurs communes du Pays de Retz : Saint-Père-en-Retz, Saint-Brevin-les-Pins et Saint-Michel-Chef-Chef. Quinze familles furent endeuillées ce jour-là.
À l’occasion de ce 81e anniversaire, la cérémonie a pris une dimension particulière, rappelant la nécessité de transmettre cette mémoire aux nouvelles générations.
Le contexte historique du marais du Boivre
En mars 1945, la région de Saint-Nazaire se trouve encore sous occupation allemande. Pour empêcher un éventuel débarquement aéroporté, le maréchal Rommel avait ordonné la transformation du marais du Boivre en vaste zone inondée. Pendant plusieurs années, l’eau recouvre routes, fermes et terres agricoles.
À mesure que la guerre touche à sa fin, les autorités allemandes et civiles conviennent de lancer des travaux pour évacuer une partie de cette eau vers la mer. Les mines anti-chars disposées dans les dunes de l’Ermitage sont alors retirées et désamorcées afin de sécuriser le chantier.
Des habitants et des agriculteurs du marais participent à ces travaux. Leur mission : creuser une tranchée permettant d’évacuer le trop-plein d’eau accumulé dans le marais.
Une explosion meurtrière
Le 17 mars 1945 au matin, alors que les ouvriers poursuivent le chantier, une mine oubliée est découverte près de la tranchée. Manipulée imprudemment, elle déclenche une réaction en chaîne.
L’explosion entraîne la détonation de plus de 200 mines anti-chars. La violence du souffle est terrible.
Une vingtaine de volontaires déjà au travail sont touchés. Le bilan est lourd : quinze morts et cinq blessés. La plupart des victimes ont moins de trente ans. Parmi elles figurent cinq pères de famille et même un enfant âgé de treize ans et demi.
Ce drame marquera durablement la mémoire du territoire.
Un devoir de transmission
Aujourd’hui encore, la catastrophe du Boivre reste un symbole des tragédies humaines liées à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l’ouest de la France. Les commémorations annuelles permettent de rappeler le sacrifice de ces habitants qui participaient simplement à la remise en état de leur territoire.
En réunissant élus, associations et habitants, ces cérémonies rappellent également l’importance du travail de mémoire. Car derrière les chiffres et les dates, ce sont surtout des vies et des familles qui ont été bouleversées.
Plus de 80 ans après les faits, la mémoire du Boivre continue ainsi d’unir les communes du Pays de Retz autour d’un hommage commun aux victimes.
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