Anti-CRA : des associations catholiques rejoignent la mobilisation citoyenne à Nantes

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Ce jeudi 6 novembre 2025, environ quatre-vingts personnes se sont rassemblées au pied de la basilique Saint-Nicolas à Nantes. Dans un silence complet, une lampe allumée au centre, elles ont formé un cercle pour dire non à la création d’un centre de rétention administrative (CRA) prévue à l’horizon 2028. L’appel provenait d’un collectif d’associations catholiques, rejoint par plusieurs citoyens et bénévoles d’autres structures.

Un cercle de silence contre le projet de CRA

Organisé pour la deuxième fois en quelques mois, ce « cercle de silence » s’inscrit dans une mobilisation pacifique qui s’amplifie. Les participants entendaient dénoncer ce qu’ils jugent être une atteinte à la dignité humaine : la mise en détention de personnes étrangères en attente d’expulsion. Pour eux, « la privation de liberté n’est pas une solution ».

Ce mouvement, initié par des groupes chrétiens engagés dans l’accueil des migrants, souhaite rappeler les valeurs de fraternité et d’hospitalité. « Nous sommes là pour affirmer que l’humain doit rester au centre », explique une bénévole présente depuis la première édition du cercle, au printemps dernier.

Un projet toujours soutenu par les élus

Face à cette opposition, les élus nantais du centre et de la droite maintiennent leur position. Selon eux, le futur CRA, dont l’implantation exacte reste à préciser, répond à un besoin national de gestion des éloignements administratifs. « Il s’agit d’un équipement d’État nécessaire », défendent-ils, rejetant l’idée d’un dispositif inhumain.

Ces derniers rappellent que la capacité actuelle du CRA de Rennes est insuffisante pour couvrir l’ensemble du grand-Ouest. Le projet nantais vise donc à « équilibrer » la carte des rétentions, en accompagnant la création d’infrastructures sécurisées et encadrées par le ministère de l’Intérieur.

Un débat de société toujours sensible

Le sujet divise. Les opposants estiment que la présence d’un CRA à Nantes contredirait l’image d’une ville ouverte et solidaire. D’autres y voient un enjeu d’ordre public et de gestion administrative. En attendant, les associations prévoient de poursuivre leur action sous la forme de cercles de silence réguliers, jusqu’à obtenir un abandon définitif du projet.

Le gouvernement, de son côté, n’a pas encore communiqué de calendrier précis concernant la concertation locale. Les discussions s’annoncent tendues entre partisans de la sécurité et défenseurs des droits humains.

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Sources : associations catholiques du diocèse de Nantes (Communiqué 2025), préfecture de Loire-Atlantique, déclarations municipales.

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