Abus sexuels dans des établissements catholiques : 102 signalements dont 81 pour un collège-lycée nantais

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Le procureur de la République de Nantes a communiqué de nouveaux éléments concernant les faits d’abus sexuels commis sur des mineurs dans des établissements catholiques de Loire-Atlantique. La majorité des témoignages concerne un établissement privé de Nantes.

Une affaire révélée après un appel à témoignages

Lundi 16 février 2026, le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a présenté un point d’étape sur les signalements d’abus sexuels commis dans des écoles catholiques du département.

L’enquête a pris une nouvelle dimension après l’été 2025. Les proches d’un homme de 46 ans, victime d’abus durant son enfance et décédé par suicide un an auparavant, ont adressé un courrier à l’évêque de Nantes afin de raconter son histoire.

À la suite de ce témoignage, un appel à témoins a été lancé pour mesurer l’ampleur des faits dans la région. Depuis, 102 signalements ont été transmis à la justice.

Un établissement particulièrement concerné

Parmi ces déclarations, 81 concernent des faits survenus au collège-lycée privé Saint-Stanislas de Nantes. Les victimes étaient toutes mineures au moment des faits, âgées de 10 à 15 ans.

Selon les indications du parquet, il s’agissait majoritairement d’élèves de collège, notamment entre 11 et 13 ans. Les faits rapportés s’étendent sur plusieurs décennies, des années 1960 aux années 1990.

Des faits aujourd’hui prescrits

La grande majorité des abus dénoncés ne peut plus faire l’objet de poursuites judiciaires. À l’époque, le délai de prescription applicable était de dix ans, ce qui rend aujourd’hui les faits juridiquement prescrits.

Par ailleurs, les huit prêtres mis en cause dans les témoignages sont désormais décédés. Le parquet indique avoir adressé un courrier individualisé à chaque victime ou à sa famille à l’issue de l’appel à témoignages.

Une reconnaissance judiciaire limitée

Si les poursuites pénales apparaissent impossibles dans la plupart des cas, la collecte des témoignages permet néanmoins d’établir la réalité de faits dénoncés et d’en mesurer l’ampleur historique.

Le travail d’écoute et de recensement se poursuit afin d’accompagner les victimes et d’archiver les éléments transmis à la justice.

Sources :

  • Parquet de Nantes – communication du 16 février 2026
  • Informations rapportées par Ouest-France
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