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Près de huit ans après la mort d’Aboubakar Fofana, tué lors d’un contrôle de police dans le quartier du Breil à Nantes, un policier de la CRS est jugé à partir de ce lundi par la cour criminelle de Loire-Atlantique. Il comparaît pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Un contrôle de police à l’origine du drame
Les faits remontent au 3 juillet 2018. Ce soir-là, une opération de police est menée dans le quartier du Breil, à Nantes. Lors du contrôle d’un véhicule, un jeune homme de 22 ans fournit une fausse identité aux forces de l’ordre. Rapidement identifié comme étant recherché, il tente alors de prendre la fuite au volant de sa voiture.
Selon les éléments de l’enquête, le conducteur effectue une marche arrière au moment où un fonctionnaire de police de la CRS fait usage de son arme. Le tir atteint Aboubakar Fofana au niveau du cou. Transporté en urgence à l’hôpital, il succombe à ses blessures quelques heures plus tard.
Des versions successives contestées par les expertises
Placé en garde à vue après les faits, le policier mis en cause invoque dans un premier temps la légitime défense. Il modifie ensuite sa version, affirmant s’être penché à l’intérieur du véhicule afin de tenter d’immobiliser le conducteur. Son arme se serait alors déclenchée de manière accidentelle.
Cette version est toutefois remise en cause par plusieurs expertises versées au dossier. Le médecin légiste ainsi que l’expert balistique mandatés par la justice estiment que les éléments matériels ne corroborent pas pleinement les déclarations du fonctionnaire de police. Ces contradictions constituent l’un des points centraux examinés par la cour criminelle.
Un dossier judiciaire sensible
Le CRS est aujourd’hui poursuivi pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, une qualification criminelle qui expose à une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion. La cour criminelle, composée de magistrats professionnels, devra déterminer si l’usage de l’arme était justifié ou s’il relève d’un usage disproportionné de la force.
L’affaire intervient dans un contexte de forte attention portée aux conditions d’intervention des forces de l’ordre et à l’usage des armes à feu lors des contrôles routiers.
Des répercussions durables à Nantes
En 2018, la mort d’Aboubakar Fofana avait provoqué plusieurs nuits de tensions dans l’agglomération nantaise. Des incidents avaient été recensés dans les quartiers du Breil et de Bellevue, mais aussi dans les communes voisines d’Orvault et de Rezé.
Près de huit ans plus tard, l’ouverture de ce procès ravive un dossier particulièrement sensible, à la fois pour la famille de la victime, pour les forces de l’ordre et pour les habitants des quartiers concernés.
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